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ensemble des verrières hautes : scènes de la vie de saint Salvy

Les verrières de Saint-Salvy font l'objet de réparations tout au long de la première moitié du 19e siècle comme en témoignent les registres de la fabrique. Dès 1802, le vitr

Historique

Datation :
3e quart 19e siècle
Année(s) :
1857-1877
Auteur de l'oeuvre :
Gesta, Louis-Victor (peintre-verrier) ; Fauré (peintre-verrier)
Personne(s) liée(s) à l'histoire de l'oeuvre :
Rességuier Théodore de (donateur) ; Cibiel Vincent (donateur) ; Gardès Edouard (donateur) ; Bonne Elisabeth de (donateur) ; Solages Achille de (donateur) ; Bertier de Sauvigny Alix (donateur) ; Séré de Rivières Edmond (donateur) ; Perrin de Grandpré Margu
Lieu de provenance :
lieu d'exécution : Midi-Pyrénées, 31, Toulouse
Commentaire historique :
Les verrières de Saint-Salvy font l'objet de réparations tout au long de la première moitié du 19e siècle comme en témoignent les registres de la fabrique. Dès 1802, le vitrage est décrit comme devant être remplacé dans sa quasi-totalité et en 1818, le conseil de fabrique demande au préfet la permission d'employer une somme de 220 francs à "réparer ou remettre à neuf un partie du vitrage de l'église à l'aspect du sud". En 1832, 6 vitraux sont réparés par Julien David, charpentier à Albi et un devis dressé en 1834 par le peintre verrier Toujan, responsable de vitraux de Sainte-Cécile deuis 1813 estime à 635 francs le montant des réparations à exécuter. En 1846, la fabrique dépense 257 francs pour faire des réparations.
Le premier vitrail figuré est commandé à l'atelier Gesta en 1857 à l'occasion de la restauration de l'absidiole sud.
En 1869, lorsque le conseil de fabrique décide de la restauration intérieure de l'église, la réparation des vitraux, suggérée quelques années plus tôt par l'abbé Cazals, est envisagée. Le registre de fabrique du 3 avril 1869 précise que les verrières du sanctuaire pourraient " ne donner qu'une clarté un peu sombre" alors que les vitraux de la nef et du transept devraient conserver " la clarté ordinaire indispensable dans un église où les fidèles doivent avoir l'usage facile de leurs livres de prière en toute saison. Dans une note datée du 21 août 1869, l'architecte Emile Hess, d'abord désigné pour diriger l'entreprise de restauration de l'église, évoque des "vitraux de bonne grisaille simple" pour la nef et le transept et des verrières en "grisaille plus compliquée" ou des "verrières à sujet" pour le sanctuaire.
Le 28 mai 1870, l'architecte Bodin-Legendre, successeur d'Emile Hess, remet un avant-projet de restauration dans lequel il est fait mention de vitraux grisaille pour les baies de la nef et du transept et de vitraux mosaïques pour celles du sanctuaire. Un nouveau devis descriptif et estimatif est dressé le 6 février 1873 . Il prévoit un coût de 11.690,52 francs pour les "vitraux grisaille avec brodures et détails mosaïque, en verre fort, monté en plomb cathédrale". La fabrique, convaincue qu'il était plus avantageux de travailler directement avec un peintre-verrrier, choisit de faire réaliser directement les vitraux par la manufacture de Louis-Victor Gesta qui proposa de réaliser les vitraux de la nef et du transept pour un coût moindre (35 francs le mètre pour les fenêtres des quatre premières travées et 40 francs pour la partie datée du 15e siècle) en proposant à la fabrique d'engager des frais plus importants pour les verrières du choeur.
Dès janvier 1874, Edouard Gardès, président de la fabrique transmet au curé de la paroisse l'étude de Gesta pour les vitraux. Les travaux de réalisation de vitraux commencent en avril 1877, Les verrières de la nef et du transept sont mises en place les premières, celles du sanctuaire suivent. L'ensemble est achevé au mois d'octobre 1877.
Les verrières font l'objet d'une première restauration à la fin des années 1980. Un devis de Jean-Dominque Fleury et Pierre Rivière daté du 27 novembre 1985 estime à 828.330 Francs la restauration des 34 verrières. Les baies 3, 5 et 107 sont restaurées au mois de décembre 1986, les baies 2 et 4 dans le courant de l'année 1988. Un compte rendu de chantier daté du 19 juillet 1989 signale l'achèvement de la restauration des verrières..
Dans la nuit du 25 au 26 octobre 1997, les baies 1, 3, 5 et 7 sont partiellement brisées et restaurées par l'atelier Fleury pour un montant de 24.246,29 Francs. Les verrières de la façade nord sont restaurées en 2012, lors des travaux de restauration de la façade nord.

Description

Catégorie technique :
vitrail
Matériaux et technique :
verre (en plusieurs éléments), polychrome ; plomb ; peint au pochoir
Commentaire descriptif :
Les verrières du sanctuaire se composent d'un grand médaillon central réparti de part et d'autre de la lancette médiane. Ce médaillon est surmonté d'un second en forme de coeur. Un troisième médaillon en coeur renversé figure dans la partie basse de chaque baie. On remarque une alternance chromatique. Les fonds sur lesquels se développent les rinceaux sont tour à tour bleu ou rouge. Les médaillons secondaires et les bordures obéissent à une même altenance. Ainsi, lorsque le fond du vitrail est bleu, le fond du médaillon secondaire est rouge et inversement.
Les verrières de la nef sont des verrières à grisaille résentant une série de médaillons et de losanges. Chaque baie porte un médaillon avec les initales ou le blason de son donateur.
Représentation :
saint Salvy, évêque, en pied ; figure (3), agenouillé ; fond de paysage, ange
saint Salvy, moine, couché ; femme, agenouillé ; moine (4) ; ange
Chilpéric II ; Chilpéric Ier, assis ; soldat ; saint Salvy, évêque, en pied, crosse ; moine, Tétragramme ; siège ; arcade; fond de paysage
saint Salvy, evêque, en pied ; évêque, en pied ; enfant(2), accroupi ; saint Grégoire de Tours ; fortification ; ange ; épée ; fond de paysage
saint Salvy, évêque, en pied ; crosse ; enfant, en pied : corde ; homme, en pied ; ange ; fond de paysage; coffre ; vase ; ange ; nuée
voeu ; figure (6), en pied ; homme, nu, couché ; saint Salvy ; saint Roch ; nuée ; gloire
saint Salvy, religieux (4), agenouillé ; prêtre ; messe ; autel ; chandeliers ; croix d'autel
ornementation ; entrelac ; rinceau ; ange ; ornement géométrique ; armoirie
Précision sur la représentation :
Dans le sanctuaire, le médaillon central présente une scène illustrant l'un des épisodes de la vie de saint Salvi. Les deux médaillons en forme de coeur qui le flanquent sont ornés d'anges tenant des phylactères. L'ensemble de chaque verrière est couverte de rinceaux de vigne qui envahissent également les mouchettes et bilobes verticaux.
Baie n° 0 : la réprobation du traité de Chilpéric. Saint Salvy en habit sacerdotaux et accompagné d'un moine font face au roi Chilpéric assis sur son trône et lisant un traité. Un soldat, de dos monte la garde tandis qu'apparaît dans une nuée le tétragramme au-dessus du saint.
Baie n° 1 : saint Saly soignant et réconfortant les pestiférés. Le saint, vêtu d'un habit sacerdotal et nimbé, occupe la lancette gauche. Il fait face à un groupe de 3 personnages dont l'un est agenouillé et lui tend le bras. L'ensemble se détache sur un fond de paysage au milieu duquel apparaît un ange dans une nuée.
Baie n°2 : la prophétie de saint Salvy. Saint Salvy, accompagné d'un autre évêque est au pied d'une cité fortifiée. Sur la lancette gauche, deux ouvriers sont accroupis et chargent des pierres au pied de la cité. Au-dessus de cette dernière, un ange armé d'une épée flotte dans le ciel.
Baie n° 3 : la résurrection de saint Saly. Allongé sur son cercueil, le saint se redresse au cours de la cérémonie de son enterrement. Il a les mains levées et regarde le ciel. Quatre moines sont agenouillés autour du cercueil, au pied duquel est disposé un tabouret recouvert d'un lour tissu violet, sur lequel est placé un plat d'or contenant un rameau, instruments destinés à l'aspersion. Le célébrant, vêtu d'une dalmatique rouge occupe la lancette droite.
Baie n° 4 : la libération des otages albigeois. Saint Saly en habit d'évêque se tient debout devant un homme barbu. Il lui tend un pièce d'or destinée à libérer un enfant dont les mains sont attachées par une corde. Aux pieds du saint figurent des vases et des coffres symboles d'un trésor. Dans le ciel, sur une nuée, deux angelots observent la scène.
Baie n° 5 : première mort de saint Salvy. Le saint est représenté en habit de moine, étendu sur sa couche. Il est entouré de moines en prière ; trois sont agenouillés, un lève les bras vers le ciel. Une femme vêtue d'une jupe bleue et d'un haut orangée, couverte d'un voile vert prie aux pieds du saint. Il s'agit de la mère de saint Salvy.
Baie n° 6 : le voeu des consuls d'Albi en 1720. 6 consuls en habit représentant leur charge figurent sur les deux lancettes du vitrail. A leur pieds, figure un homme mort dont la nudité est recouverte d'un drap de couleur verte. Si un consul prend la tête du mort dans ses mains, un autre montre le ciel dans lequel apparaissent saint Salvy bénissant et saint Roch. Ils figurent dans une nuée glorieuse.
Les vitraux de la nef sont ornés de motifs géométriques et feuillagés.
Dimensions :
Baies 0, 1,2,3 : h = 10 m ; la = 1,2 m. Baies 3, 5, 6 : h = 9,20 m ; la = 1,2 m. Baies 107 et 108 : h = 6,10 m ; la = 1,1 m. Baies 111 à 116 : h = 4,30 m ; la = 1,65 m. Baies 117 à 124 : h = 4,30 m ; la = 1,30 m.
Etat de conservation :
oeuvre restaurée
Précisions sur l'état :
Sur la baie 1, le bas de la robe de saint Salvi est restauré. Sur la baie 3, le phylactère dans le ciel est restauré. La baie n° 7 est entièrement refaite.
Marques et inscriptions :
armoiries (peintes, sur l'oeuvre) ; inscription (peinte, sur l'oeuvre) ; signature (peinte, sur l'oeuvre)
Précisions sur les inscriptions :
baie n° 0 : armes des Solages sur la lancette gauche "écartelé, au 1 et 4 d'azur au soleil d'or agississant, au 2 et 3 d'azur à trois rocs d'échiquier d'argent", armes des Bertier de Sauvigny sur la lancette droite "d'or au taureau cabré de gueules chargé de cinq étoiles d'argent rangées en bande". Baie n° 5 : signature et date : "L.V. Gesta/Toulouse/1877" ; armes des Rességuier "d'or, à un pin de sinople, au chef de geules, chargé de trois roses quintefeuilles d 'argent", timbré d'un heaume d'argent . Au bas de la lancette gauche, présence d'un écu monogrammé (JM) ; baie n° 2 : armes des Perrin de Grandpré "d'azur à trois roses d'argent et un chevron d'or, au chef chargé de trois têtes animales" baie n° 3 et baie n° 107 ? : armes des Gardès "d'azur à une tour d'argent" et armes des Bonne "De gueules au lion d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois roses d'argent". Baie n° 6 armes du chapitre de la collégiale et armes de la ville d'Albi. Baie n° 108 : armes des Lapanouse "D'argent à six cotices de gueules". Baie 10? armes des Séré de Rivières "d'azur à la sirène de carnation nageant sur les ondes d'argent, tenant un miroir de la dexte et un peigne de la sénestre, accompagnée au chef d'une étoile à 5 rais, le tout d'or" ; Baie 10? armes des De Gualy "d'or à une bande d'azur chargée de trois roses d'argent et accompagnée de 10 losanges de sable rangés en bande, 5 en chef, 2 et 3, et 5 en pointe, 3 et 2". Les baies 0 à 6 sont signées "L. V Gesta Toulouse". Baies du transept armes de Pie IX " écartelé au 1 et 4 d'azur au lon couronné d'or, posé sur un besan de même, au 2 et 3 d'argent à deux bandes de gueules, timbrées de la tiare et des clés. armes de monseigneur Lyonnet "de gueules au lion passant d'or cousu sur un chef d'azu, chargé de deux ancre posées en sautoir"

Localisation

Commune :
Albi
Adresse :
Saint-Salvy (parvis)
Aire d'étude :
Tarn
Edifice de conservation :
église paroissiale Saint-Salvi

Oeuvres liées

Détail du pilier et de ses chapiteaux dans l'avant-dernière travée, collatéral sud.
L'acte de donation établi vers 940, atteste qu'un chapitre de clercs placé sous le patronage de saint Salvi est déjà présent à cette époque à Albi. Des laïcs offrent à "l'abbé Gaubert et aux clercs de Saint-Salvi", un emplacement limité au sud et à l'est par un petit ruisseau, à l'ouest par l'alleu d'un certain Mafred, et à l'est par la paroisse Sainte- Martiane, que ce texte cite p

Illustrations


Albi (Tarn), église paroissiale Saint-Salvy.
Référence : IVR73_20128152655NUCA - Vue générale des verrières du choeur. - Poitou, Philippe, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Albi (Tarn), église paroissiale Saint-Salvi.
Référence : IVR73_20138101197NUCA - Le voeu des consuls contre la peste. - Chabbert, Roland, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Albi (Tarn), église paroissiale Saint-Salvi.
Référence : IVR73_20138101196NUCA - Détail du vitrail : saint Salvi réprouvant le traité théologique de Chilpéric. - Chabbert, Roland, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Albi (Tarn), église paroissiale Saint-Salvi.
Référence : IVR73_20138101195NUCA - Baie 114. - Chabbert, Roland, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Albi (Tarn), église paroissiale Saint-Salvi.
Référence : IVR73_20138101194NUCA - Baie 112. - Chabbert, Roland, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Albi (Tarn), église paroissiale Saint-Salvi.
Référence : IVR73_20138101193NUCA - Verrière gothique. - Chabbert, Roland, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Documents liés

Bibliographie :
Quidarré, Emmanuel, les vitraux de l'église Saint-Salvy d'Albi, dans "Foi, art et Culture en pays tarnais", Presses universitaires Champollion, 2009, p. 209-229,

Informations complémentaires

Sources :
Archives paroissiales, registres des délibérations du conseil de fabrique ; archives diocésaines du Tarn, registres de fabrique.
Conseil Régional Midi-Pyrénées, centre de documentation du patrimoine, Fonds Fleury
M.H. 78.993, format 13 x 18, photographe Heusé, date archivage M.H. 1925, (noir et blanc)
Archives photographiques des Monuments Historiques : M.H. 78.993, format 13 x 18, photographe Heusé, date archivage M.H. 1925, (noir et blanc).
Référence :
IM81001379
Copyright :
(c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées
Rédacteur(s) :
Chabbert Roland
Date de publication :
2011
Date de mise à jour :
2014/02/14
Intérêt de l'oeuvre :
à signaler