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statue : saint Matthieu

Cette sculpture appartient à l'ensemble sculpté du choeur d'Albi réalisé entre 1474 et 1485. L'état actuel de la statue apparaît identique à celui de la fin du 19e siècle.

Historique

Datation :
4e quart 15e siècle
Auteur de l'oeuvre :
Le Moiturier Antoine (sculpteur, ?) ; Colombe Michel (sculpteur, ?)
Commentaire historique :
Cette sculpture appartient à l'ensemble sculpté du choeur d'Albi réalisé entre 1474 et 1485. L'état actuel de la statue apparaît identique à celui de la fin du 19e siècle. Les clichés photographiques de Louis Aillaud (1882) confirment cet état.

Description

Catégorie technique :
sculpture
Matériaux et technique :
calcaire ; peint
Commentaire descriptif :
La statue de Matthieu prend place à l'intérieur du sanctuaire, sur le flanc sud, entre la douzième et la treizième travées. Travaillée en creux à partir d'un bloc de pierre calcaire rectangulaire, la statue se compose de deux volumes principaux : la tête et le reste du corps. Le volume inférieur est très détaillé mais ne présente pas de travail trop en profondeur qui aurait pu fragiliser certains éléments. En appui sur sa jambe gauche, Matthieu présente un léger déhanchement repris la direction de son regard. L'ensemble est polychrome.
Sculpture creusée dans un bloc de calcaire rectangulaire. Elle présente un revers ébauché. De nombreuses traces de râpe se devinent sous la polychromie de ce personnage.
Représentation :
saint Matthieu, en pied ; phylactère ; hache
Précision sur la représentation :
Matthieu porte un manteau de couleur claire en partie relevé sur ses épaules, ce qui donne naissance à un plissé relativement artificiel. Le drapé au niveau du bras gauche présente une succession de plis concentriques qui soulignent le bras et retombent ensuite sous forme de larges plis superposés sur le côté gauche du personnage. Comme sur les autres oeuvres qui animent le sanctuaire, les manches de sa tunique sont amples et présentent un accumulation de plis en zigzag ; la sobre ceinture de cuir permet un drapé légèrement bouffant à la taille et les longs plis tuyautés qui retombent sur les chevilles du personnage se cassent au contact du socle.
Le traitement de l'anatomie est particulièrement réaliste. Les mains et le visage témoignent d'une grande maîtrise. La polychromie vient renforcer ce souci de réalisme. Le traitement de la chevelure est à rapprocher de celui de saint Jean. La moustache a été sculptée de part et d'autre de l'arc de cupidon ; ce qui se retrouve sur le visage de saint Pierre, saint Jacques le Majeur ou Philippe.
La doloire que tient Matthieu présente une lame sculptée. Il faut remarquer que cet évangéliste n'est pas figuré avec son symbole comme l'est Jean sur le côté Nord. D'un canon trapu, Matthieu présente une légère atrophie du tronc et des épaules.
Dimensions :
h = 136 ; la = 48 ; pr = 37
Etat de conservation :
manque
Précisions sur l'état :
Nombreux éclats dans la polychromie. Epaufrure au niveau de l'enroulement du phylactère tenu dans la main droite du personnage. Le manche de la doloire est endommagé. Coulures
Marques et inscriptions :
inscription (en relief, sur l'oeuvre)
Précisions sur les inscriptions :
inscription sur le phylactère : "INDE VENTUR IUDICARE VIVOS ET MORTUOS"

Localisation

Commune :
Albi
Adresse :
Sainte-Cécile (place)
Aire d'étude :
Tarn
Edifice de conservation :
cathédrale Sainte-Cécile
Référence de l'édifice de conservation :
IM81001038
Emplacement de l'oeuvre dans l'édifice :
à l'intérieur du sanctuaire, sur le flanc sud entre les travées 12 et 13.

Oeuvres liées

Vue de la cathédrale depuis le sud-sud-ouest.
Sainte Cécile s'apparente, par sa forme et la simplicité de ses lignes, aux églises gothiques du Midi toulousain, mais elle les surpasse par son ampleur et l'élan de ses contreforts, harmonieusement arrondis et répartis. Côté sud, son allure de forteresse est tempérée par la porte de Dominique de Florence (v. 1400) et par le porche ou "baldaquin" (v. 1530), chef-d'oeuvre du gothique. On a
L'ensemble est commandité par l'évêque Louis Ier d'Amboise et probablement réalisé par les sculpteurs Michel Colombe ou Antoine Le Moiturier dans le dernier quart du 15e siècle.£L'étude détaillée qui a été menée semble confirmer l'hypothèse selon laquelle quatre ateliers distincts oeuvrèrent à la statuaire du choeur. Certains ont travaillé sur des ensembles localisés de façon ho

Illustrations

Aucune illustration n'est disponible pour cette notice.


Documents liés

Bibliographie :
Biget (Jean-Louis), Escoubiac (Michel), Sainte-Cécile d'Albi, sculptures, Editions Odyssée, Graulhet, 1997, p. 61 - 63 - 245 - 246 - 247 - 286 - 291.
Aillaud (Louis), Rolland (Jules), Rivières de (Edmond), La cathédrale Sainte-Cécile d'Albi, ses richesses artistiques, Toulouse, 1882, (pl. 53 " intérieur du choeur côté sud" - pl. 76.
Laran (Jean),La cathédrale d'Albi, Petites monographies des grands édifices de la France, Henri Laurens, 1911, (p. 77 : Photo Neurdein).
Basilique Sainte-Cécile, une visite guidée, Editions As de Coeur, 1992, p. 29.
Cartes postales Portes, Lavaur, ref I.A.n ° 37

Informations complémentaires

Sources :
Archives photographiques des monuments historiques : M.H. 85.013, format 18 x 24, cliché Estève, date archivage M.H. 1926 (noir et blanc) ; M.H. 108.745, date archivage M.H. 1936 (noir et blanc).
Référence :
IM81001122
Copyright :
(c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées
Rédacteur(s) :
Chabbert Roland
Date de publication :
2011
Date de mise à jour :
2013/06/03
Date de la protection :
1862 : classé au titre immeuble
Référence de la notice M.H. :
PM81000003
Intérêt de l'oeuvre :
à signaler