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ensemble de la statuaire de taille moyenne

L'ensemble est commandité par l'évêque Louis Ier d'Amboise et probablement réalisé par les sculpteurs Michel Colombe ou Antoine Le Moiturier dans le dernier quart du 15e sièc

Historique

Datation :
4e quart 15e siècle
Personne(s) liée(s) à l'histoire de l'oeuvre :
Louis I d'Amboise (commanditaire)
Commentaire historique :
L'ensemble est commandité par l'évêque Louis Ier d'Amboise et probablement réalisé par les sculpteurs Michel Colombe ou Antoine Le Moiturier dans le dernier quart du 15e siècle.
L'étude détaillée qui a été menée semble confirmer l'hypothèse selon laquelle quatre ateliers distincts oeuvrèrent à la statuaire du choeur. Certains ont travaillé sur des ensembles localisés de façon homogène sur la clôture (atelier du jubé par exemple) laissant penser qu'ils ont à la fois oeuvré sur l'architecture et sur la statuaire. D'autres ont nettement travaillé sur le choeur des anges et ont sculpté quelques personnages de grande taille (atelier des personnages jeunes). Au vu des indices accumulés, il paraît possible d'envisager que ces quatre ateliers coïncident avec les quatre étapes de construction du choeur précédemment relevées. Le lien entre la partie architecturée et la statuaire est difficile à établir mais il ne faut pas faire de distinction entre les sculpteurs et les maçons d'Albi. Il est très vraisemblable que ces ateliers ont oeuvré simultanément au choeur d'Albi permettant ainsi à une entreprise aussi ambitieuse de voir le jour rapidement.
Les ateliers recrutés par Louis d'Amboise sont dans la mouvance des plus grands imagiers français de la fin du Moyen Age. Il est indubitable que les ateliers du choeur sont étrangers à la région. Il n'y a pas de parentés avec les oeuvres contemporaines majeures de l'Albigeois comme celles de Monestiés commandées par Louis d'Amboise autour de 1490. La technique des brocards appliqués pour la polychromie de oeuvres confirme que l'évêque commanditaire fit appel aux meilleurs techniciens du moment. Cette technique particulière, confirmée par une étude en conservation-restauration réalisée par Françoise Tollon consiste à imiter les riches étoffes importées d'Orient autour du XVe siècle. Cela se traduit par l'application sur les oeuvres de motifs en léger relief, qui peuvent être rehaussés d'or, de couleurs ou de laques dorées. Elle comporte des applications de feuilles d'étain juxtaposées, souvent sous forme de rectangles ajourés recouverts de couleur qui imitent soit des brocarts isolés, soit des brocarts couvrants. Cette technique, qui correspond au meilleur savoir-faire de la polychromie de la fin du Moyen Age, est très peu fréquente dans la région, ce qui rend ces oeuvres d'autant plus remarquables que leur polychromie est parvenue jusqu'à nous dans un état de conservation exceptionnel
Préservées à l'époque révolutionnaire, certaines oeuvres ont fait l'objet de restaurations au cours du dernier quart du 19e siècle.

Description

Catégorie technique :
sculpture
Matériaux et technique :
calcaire : peint, polychrome
Commentaire descriptif :
La statuaire de taille moyenne est essentiellement cantonnée à l'intérieur du choeur de la cathédrale. Elle concerne les anges et la figure de sainte Cécile.
Précision sur la représentation :
Nous avons réussi à isoler trois grands ensembles dans le groupe des anges du choeur et constatons que plusieurs personnages de la grande statuaire correspondent aux manières déjà définies. Sainte Cécile reprend certaines des caractéristiques d'un groupe d'anges. Son visage très allongé avec un front bien dégagé et légèrement bombé. Les yeux mi-clos sont bien dessinés et soulignés par un faible sillon sous la paupière inférieure. Le nez rectiligne domine une bouche bien dessinée au dessus d'un menton rebondi et d'un cou un peu gras. Les sourcils sont peints et presque horizontaux. Elle présente un déhanchement important, avancent un genou qui décrit un renflement au niveau du costume et relève un pan de leur vêtement sous leur bras gauche proposant ainsi un beau drapé avec des plis en V concentrés le long de leur jambe droite. Son traitement la rapproche également d'un atelier qui a essentiellement travaillé sur le jubé.

Localisation

Commune :
Albi
Adresse :
Sainte-Cécile (place)
Aire d'étude :
Tarn
Edifice de conservation :
cathédrale Sainte-Cécile
Référence de l'édifice de conservation :
IM81001014

Oeuvres liées

Vue de la cathédrale depuis le sud-sud-ouest.
Sainte Cécile s'apparente, par sa forme et la simplicité de ses lignes, aux églises gothiques du Midi toulousain, mais elle les surpasse par son ampleur et l'élan de ses contreforts, harmonieusement arrondis et répartis. Côté sud, son allure de forteresse est tempérée par la porte de Dominique de Florence (v. 1400) et par le porche ou "baldaquin" (v. 1530), chef-d'oeuvre du gothique. On a
Vue d'ensemble.
Sous le vase se trouve le nombre "32" en creux ; il s'agit d'une erreur de marquage puisque le décor correpond au n° 31 selon le catalogue de vente. Le décor "31" et "32" constituent les deux seuls décors pour ce modèle de vases à fleurs. Il est conservé au musée Goya sous le n° 96-18-15
Vue d'ensemble depuis le choeur.
Cette sculpture appartient à l'ensemble sculpté du choeur d'Albi réalisé entre 1474 et 1485.
Vue d'ensemble depuis l'intérieur du sanctuaire.
Cette sculpture appartient à l'ensemble sculpté du choeur d'Albi réalisé entre 1474 et 1485.
Détail de quatre angelots sur le flanc nord de la clôture.
Dans leur ensemble ces statuettes datent du dernier quart du 15e siècle. Elles sont conçues en même temps que la clôture du choeur bâtie entre 1474 et 1485 à la demande du l'évêque Louis Ier d'Amboise, commanditaire de ce chantier.£Le choeur des anges se décompose en trois grandes familles stylistiques assez clairement distinctes. La première série se concentre essentiellement sur le f
Vue d'ensemble depuis l'intérieur du choeur.
Cette sculpture appartient à l'ensemble sculpté du choeur d'Albi réalisé entre 1474 et 1485. En 1842, un rapport (op. cit.) signale la statue comme manquante : "[...] et une enfin de 1 mètre 80 centimètres à la niche pratiquée dans la pyramide qui couronne l'arceau de la principale porte d'entrée, à l'intérieur. On sait que cette statue représentait sainte Cécile et qu'elle avait ét
Cette sculpture appartient à l'ensemble sculpté du choeur d'Albi réalisé entre 1474 et 1485. Les traces de plâtre derrière la tête de la statue et sur le socle prouvent une restauration.
Cette sculpture appartient à l'ensemble sculpté du choeur d'Albi réalisé entre 1474 et 1485. La statue, brisée au niveau du genou a subi une restauration nettement visible avec du plâtre qu'il est difficile de dater avec précision. Elle a très probablement été réalisée avant 1882 comme le montre un cliché photographique de Louis Aillaud. Cette planche montre la statue dans l'état où
Cette sculpture appartient à l'ensemble sculpté du choeur d'Albi réalisé entre 1474 et 1485.
Cette sculpture appartient à l'ensemble sculpté du choeur d'Albi réalisé entre 1474 et 1485. Elle a visiblement fait l'objet d'une réparation avant 1882 puisque l'ange apparaît dans son état actuel sur un cliché du photographe Louis Aillaud (voir documentation). Une photo signée Estève, datée des années 1920 et conservée aux Archives Photographiques des Monuments Historiques (M.H. 85.
Cette sculpture appartient à l'ensemble sculpté du choeur d'Albi réalisé entre 1474 et 1485. Le plâtre visible au dos de la statue, au niveau des ailes et sur la base témoigne d'une réparation grossière qui a été opérée à la fin du 19e siècle ou au tout début du 20e siècle. En effet, la statue apparaît dans un état identique à celui que nous connaissons aujourd'hui sur un clich
Cette sculpture appartient à l'ensemble sculpté du choeur d'Albi réalisé entre 1474 et 1485. Une réparation est nettement visible à la base de la statue. Très grossièrement posé sur une épaisseur de plusieurs centimètres, le plâtre qui renforce la statue au niveau de la console est recouvert de couleur rouge. L'état actuel de l'oeuvre paraît identique à celui que l'on observe sur un
Cette sculpture appartient à l'ensemble sculpté du choeur d'Albi réalisé entre 1474 et 1485. Il ne fait aucun doute que les mutilations visibles sur l'oeuvre sont anciennes. Une réparation a été effectuée à la fin du 19e siècle ou au tout début du 20e siècle puisque l'état actuel de la statue apparaît sur des clichés photographiques datant des années 1920 (Archives Photographiques
Cette sculpture appartient à l'ensemble sculpté du choeur d'Albi réalisé entre 1474 et 1485. L'épaufrure est une dégradation récente. Elle n'apparaît pas sur le cliché du photographe Estève daté des années 20 (Archives Photographiques des Monuments Historiques : M.H. 85.033). La mutilation du pied droit y est nettement visible. Il est difficile en revanche de préciser l'état de la po
Une partie de ces statuettes datent du dernier quart du 15e siècle. Elles furent conçues en même temps que la clôture du choeur bâtie entre 1474 et 1485 à la demande du l'évêque Louis Ier d'Amboise, commanditaire de ce chantier.£Ces oeuvres sont les derniers éléments conservés d'un ensemble plus important, détruit à la Révolution Française. Toutefois, plusieurs éléments sont visi

Illustrations

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Informations complémentaires

Référence :
IM81001039
Copyright :
(c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées
Rédacteur(s) :
Chabbert Roland
Date de publication :
2011
Date de mise à jour :
2013/06/03
Date de la protection :
1862 : classé au titre immeuble
Intérêt de l'oeuvre :
à signaler