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Jean de la Loubrayrie hommage au vicomte de Turenne en 1415 pour la "borie" de la Sarladie (T. Pataki, 1996). Pierre Pauc, marchand de Rocamadour, acquiert la borie en 1452, d'Ayma

Historique

Datation principale :
limite 15e siècle 16e siècle ; 17e siècle ; 2e moitié 19e siècle
Commentaire historique :
Jean de la Loubrayrie hommage au vicomte de Turenne en 1415 pour la "borie" de la Sarladie (T. Pataki, 1996). Pierre Pauc, marchand de Rocamadour, acquiert la borie en 1452, d'Aymar de la Loubrayrie ; son fils épouse Catherine de Caors, de Martel, dont il adopte le nom, donnant naissance à la branche des Caors de la Sarladie (C. Didon, 1996). Ce sont sans doute eux qui font construire, à la fin du 15e siècle ou au début du 16e, le noyau le plus ancien du château actuel et la chapelle, qui porte les armes des Caors. Un Pierre Pauc, bourgeois de Martel, est cependant seigneur de la Sarladie en 1532 (Champeval, 1898). Les bâtiments présentent des marques de travaux d'aménagement qui pourraient être situés au 17e siècle.
Jean-Joseph de Caors épouse tardivement, en 1752, Marie de Vidal-Lapize (A. Ville, 1911, p. 235) ; leur fille, Marguerite-Fleur, mariée à Henry Dulmet, hérite avec sa soeur, Mme de Lunegarde, du domaine de la Sarladie (L. Bourrachot, 1955). Le château passe ainsi par alliance, au 19e siècle, aux familles d'Aupias et Vidal-Lapize de Lunegarde. A la fin du 19e siècle et au début du 20e, il appartient aux Blaviel (Annuaire des châteaux, 1898 ; A. Ville, 1911).
Les armoiries placées sur une cheminée qui peuvent dériver de celles des Lapize de Lunegarde conduiraient à attribuer à cette famille la restauration du château (et de la chapelle ?) et la construction de la partie droite de la façade sud, probablement réalisées dans la seconde moitié du 19e siècle.

Description

Matériaux et mise en oeuvre :
calcaire ; moellon
Matériaux de la couverture :
ardoise ; tuile plate
Vaisseau(x) et étage(s) :
2 étages carrés
Forme de la couverture :
toit à longs pans ; croupe ; toit conique
Escalier :
escalier hors-oeuvre : escalier en vis
Commentaire descriptif :
L'édifice se compose de deux corps de bâtiment en L, logis au sud et communs à l'est, qui bordaient une cour carrée dont l'angle nord-est était occupé par la chapelle : la façade principale du logis était au nord, sur cette cour, jusqu'aux travaux du 19e siècle qui ont composé une nouvelle façade au sud tandis que la cour était aménagée en jardin.
Le château de la fin du Moyen Age présentait un corps de logis de plan barlong, à deux étages, flanqué d'une grosse tour circulaire à l'angle sud-ouest et d'une tour d'escalier au milieu de son élévation sud. L'élévation nord, très remaniée, conserve cependant une porte et une fenêtre à encadrements moulurés, baguettes croisées aux angles, bases prismatiques et accolade (la deuxième croisée du rez-de-chaussée est sans doute du 19e siècle). L'allège de l'une des fenêtres est équipée d'une bouche à feu circulaire, comme deux des fenêtres de la tour d'escalier.
La partie néo-médiévale de l'élévation sud présente au premier étage une claire-voie constituée de trois baies géminées à colonnette et linteau orné de deux accolades, dont la forme a sans doute été empruntée à l'une des baies de la tour d'escalier ; les trois étroites fenêtres du second étage reprennent la même forme sous un couronnement de mâchicoulis. La construction de cette façade s'est accompagnée d'une importante réfection intérieure, à laquelle il faut sans doute attribuer les trois écus armoriés de la grande cheminée du premier étage.
La chapelle est un petit bâtiment dont la porte, chanfreinée et en plein-cintre, est sommée d'un écu aux armes des Caors. Son élévation ouest est munie de deux bouches à feu hautes, rectangulaires à fort ébrasement.
Technique du décor :
sculpture
Représentation :
armoiries
Précision sur la représentation :
Armoiries des Caors, sur la porte de la chapelle et sur le manteau d'une cheminée : (d'azur) à un ours passant (d'or), au chef (d'argent) chargé de trois croisettes de (gueules). Sur le manteau de la même cheminée, armoiries non identifiées : de (...) à la cotice de (...), accompagnée au chef de trois étoiles de (...), 2 et 1, et en pointe d'un croissant de (...) (armoiries combinées des Lapize et Lunegarde ?) ; armoiries non identifiées : parti au 1 de (...) à la cotice de (...) accompagnée au chef de trois étoiles de (...), 2 et 1, et en pointe d'un croissant de (...) (de Lapize de Lunegarde ?), au 2 coupé de (...) et de (...) .

Localisation

Commune :
Montvalent
Lieu-dit ou secteur urbain :
Sarladie (la)
Aire d'étude :
Lot
Référence cadastrale :
1825 D3 2013 AH 80, 82
Milieu d'implantation :
isolé

Oeuvres liées

Aucun dossier n'est lié à cette notice.


Illustrations


Montvalent (Lot), château.
Référence : IVR73_20134604863NUCA - Extrait du plan cadastral 2013 AH. - Séraphin, Gilles ; Scellès, Maurice, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Montvalent (Lot), château.
Référence : IVR73_20134604999NUCA - Extrait du plan cadastral 1825 D3. - Séraphin, Gilles ; Scellès, Maurice, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Documents liés

Bibliographie :
Lacoste (Guillaume), Histoire générale de la province de Quercy, Cahors, Girma, t. II, 1884, p. 305.
Champeval (Jean-Baptiste), Figeac et ses institutions religieuses, avec un état des fiefs du Haut Quercy, Cahors, Impr. Laytou, 1898, p. 158.
Annuaire des châteaux et des départements..., 1897-1898, Paris, La Fare, p. 93, 1100.
Ville (Abbé Ach.), Journal de M. de Caors, dans Bulletin de la Société des Etudes du Lot, t. XXXVI, 1911, p. 227-237.
Bourrachot (Lucile), Les archives du château de Blanat et les co-seigneurs de Saint-Michel de Bannières, dans Bulletin de la Société des Etudes du Lot, t. LXXVI, 1955, p. 55.
Pataki (Tibor), Hommages rendus au vicomte de Turenne (XIIe-XVIe siècles), dans Bulletin de la Société des Etudes du Lot, t. CVIII, 1987, p. 52.
Didon (Catherine), Châteaux, manoirs et logis. Le Lot, Chauray, Ed. Patrimoine medias, 1996, p. 41.Pataki (Tibor), Hommages rendus au vicomte de Turenne (1415-1420)", dans Bulletin de la Société des Etudes du Lot, t. CVII, 1996, p. 262.
Lartigaut (Jean), Le Quercy après la Guerre de Cent Ans (vers 1440 - vers 1500). Aux origines du Quercy actuel, Cahors, Editions Quercy-Recherche, 2001, p. 361.

Informations complémentaires

Nom du pays :
Pays de la Vallée de la Dordogne lotoise
Référence :
IA46101496
Copyright :
(c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot
Rédacteur(s) :
Séraphin Gilles ; Scellès Maurice
Date de publication :
2013
Date de mise à jour :
2015/01/02
Conseil général du Lot