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tour dite tour de la Monnaie

En 1589, Henri III veut supprimer l'hôtel des monnaies de Toulouse pour punir le ralliement du Languedoc à la Ligue. En 1590, la maîtrise de la monnaie de Pamiers est mise en ad

Historique

Datation principale :
16e siècle
Datation secondaire :
19e siècle ; 2e moitié 20e siècle
Commentaire historique :
En 1589, Henri III veut supprimer l'hôtel des monnaies de Toulouse pour punir le ralliement du Languedoc à la Ligue. En 1590, la maîtrise de la monnaie de Pamiers est mise en adjudication et dans le même temps, la ville aménage une maison composée d'une tour pour servir de local. Cependant, dans l'incapacité de choisir un adjudicateur entre les quatre en compétition, l'hôtel de la monnaie est réinstallé à Toulouse en 1596. Bien qu'aucun document ne puisse apporter de preuves, la tradition orale identifie la tour étudiée comme appartenant à l'atelier monétaire en question. Elle est, pour cette raison, couramment dénommée "Tour de la Monnaie". Il ressort de façon certaine qu'elle abritait un escalier en vis permettant de desservir un hôtel particulier détruit lors de la construction du CES Rambaud à qui elle appartient aujourd'hui. Les traces d'arrachement du bâti sont encore nettement visibles sur ses élévations sud et est. La maçonnerie en briques de la tour s'interrompt dans la partie supérieure pour laisser place à un appareil mixte de galets majoritaires. Au vu des modénatures des fenêtres percées dans ces niveaux, on peut dater ce remaniement du 19e siècle, tout comme la réfection des créneaux. La tour a été rénovée en 2001. Le décor de la porte étant très émoussé (médaillons et blasons illisibles), le choix a été fait, non pas de reconstituer mais de créer de nouveaux symboles. Le décor visible aujourd'hui est donc une création de la deuxième moitié du 20e siècle. En effet, d'après une gravure de 1875, lions et anges sont absents, les pinacles prennent appui sur les angles du linteau et non sur les piédroits, les moulures se retroussent en volutes sur le tiers supérieur. Les maçonneries ont également été reéagréées. Les fouilles réalisées en même temps ont permis de mettre au jour une salle voûtée en berceau plein-cintre sur laquelle la tour prenait appui à l'ouest. Des photos des années 60 montrent que la tour était entièrement enduite. Un faux chaînage d'angle simulait un appareil de pierre et une large bande peinte courait à la base des créneaux. A Pamiers, les maçonneries entièrement en briques sont rares et réservées aux bâtis de qualité. Au vu du décor des fenêtres visible sur la gravure de 1875 et des matériaux employés, nous sommes ici en présence du vestige d'un hôtel particulier du 16e siècle à l'architecture soignée.

Description

Matériaux et mise en oeuvre :
brique ; maçonnerie ; galet ; brique ; appareil mixte
Vaisseau(x) et étage(s) :
sous-sol ; rez-de-chaussée surélevé ; 3 étages carrés
Forme de la couverture :
terrasse
Escalier :
escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie
Commentaire descriptif :
La tour présente une forme de pentagone. Le pan est est est le plus large car il recevait un bâti en appui. Les différences de maçonnerie témoignent d'une reprise des élévations. Au sud et au sud-ouest, l'appareil de briques est très régulier jusqu'au niveau de la troisième croisée. Au-dessus, il s'agit d'un appareil mixte à galets majoritaires avec briques éparses. Au nord-est et au nord, la maçonnerie de briques n'est conservée que dans la moitié inférieure et dans les angles. Au-dessus, on retrouve le même appareil mixte que sur les autres élévations. Il faut noter au sommet de ces deux pans, la présence de fenêtres à couvrements arqués segmentaires et encadrements en briques, aujourd'hui murées. L'angle de l'élévation sud-ouest/nord-ouest est coupé dans son tiers inférieur, la rupture étant ornée d'une petite sculpture figurant une tête d'angelot. A l'angle de l'élévation sud et est subsiste un vestige du bâti s'appuyant sur la tour. La maçonnerie est ici entièrement en briques. Un petit jour en pierre à large chanfrein est percé au rez-de-chaussée. Au niveau de la première croisée du pan sud, le mur fait un léger décrochage suggérant la saillie des parties supérieures. Enfin, un départ d'arc de décharge subsiste au sommet du mur, au niveau du linteau de la deuxième croisée du pan sud. Sur ce dernier, la porte d'entrée est ornée d'une sculpture monumentale. Les moulures s'arrondissent aux angles et la moulure supérieure retombe de chaque côté sur la tête de deux petits anges qui soutiennent également des colonnes angulaires coiffées de pinacles dépassant le linteau de la porte. Une demi-accolade surmonte la porte : à l'intérieur, deux lions dressés sur leurs pattes arrière soutiennent un blason portant les armes de la ville. Le sommet de l'accolade s'achève sur un fleuron. De part et d'autre, deux petits anges joufflus et ailés présentent un parchemin ouvert portant les mots "INCOLUMEN SIC NE FATA RESERO" ("Les destins me gardent ainsi saine et sauve"), devise de Pamiers. Quatre médaillons contemporains achèvent la composition : les deux centraux représentent Gabriel Fauré et la dame blanche (statue du 19e siècle placée dans le parc municipal de la ville) en haut relief. Ils sont flanqués pour lui du soleil et pour elle, de la lune. Au premier étage est percée une croisée avec traverse et chambranle moulurés et sculptés. Au deuxième, une fenêtre à encadrement de pierre à profil prismatique et au troisième, une fenêtre cintrée à piédroits de pierre chanfreinés avec congés en cuillère et linteau de brique.
Technique du décor :
sculpture
Représentation :
blason ; lune ; soleil ; portrait
Etat de conservation :
remanié

Localisation

Commune :
Pamiers
Lieu-dit ou secteur urbain :
Villeneuve (quartier de)
Adresse :
Verdun (cours)
Aire d'étude :
Pamiers centre
Référence cadastrale :
1989 K 179
Milieu d'implantation :
en ville

Oeuvres liées

Aucun dossier n'est lié à cette notice.


Illustrations


Pamiers (Ariège), Tour dite tour de la Monnaie.
Référence : IVC09225_20080900201NUCA - Elévation nord et nord-ouest de la tour de la Monnaie. - Gueguen, Alexandra, (c) Communauté de communes du Pays de Pamiers ; (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Pamiers (Ariège), Tour dite tour de la Monnaie.
Référence : IVC09225_20080900202NUCA - Elévation nord-ouest et sud-ouest de la tour de la Monnaie. - Gueguen, Alexandra, (c) Communauté de communes du Pays de Pamiers ; (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Pamiers (Ariège), Tour dite tour de la Monnaie.
Référence : IVC09225_20080900203NUCA - Elévation sud de la tour de la Monnaie. - Gueguen, Alexandra, (c) Communauté de communes du Pays de Pamiers ; (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Pamiers (Ariège), Tour dite tour de la Monnaie.
Référence : IVC09225_20080900204NUCA - Elévation sud de la tour de la Monnaie : détail porte. - Gueguen, Alexandra, (c) Communauté de communes du Pays de Pamiers ; (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Pamiers (Ariège), Tour dite tour de la Monnaie.
Référence : IVC09225_20080900205NUCA - Elévation sud de la tour de la Monnaie : détail croisée. - Gueguen, Alexandra, (c) Communauté de communes du Pays de Pamiers ; (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Pamiers (Ariège), Tour dite tour de la Monnaie.
Référence : IVC09225_20080900206NUCA - Elévation sud de la tour de la Monnaie : détail ornements sculptés. - Gueguen, Alexandra, (c) Communauté de communes du Pays de Pamiers ; (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Documents liés

Bibliographie :
Claeys (Laurent), Pamiers, Tour de la Monnaie : compte rendu de sondage, SRA, 1999.
BABY (François) et alii, Histoire de Pamiers, Pamiers, Syndicat d'Initiatives de Pamiers-Basse-Ariège, 1981, p.144 et 258.

Informations complémentaires

Référence :
IA09001268
Copyright :
(c) Communauté de communes du Pays de Pamiers ; (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées
Rédacteur(s) :
Gueguen Alexandra
Date de publication :
2010
Date de mise à jour :
2013/11/20
Site, secteur, zone de protection :
abords d'un monument historique
Eléments remarquables :
urbanisme