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Qu'est-ce que le patrimoine de la villégiature ?

Correspondant à l’ensemble des aménagements mis en place pour accueillir les visiteurs de plus en plus nombreux à partir du XIXe siècle, le patrimoine de la villégiature se retrouve autant du côté des Pyrénées avec la pratique du thermalisme qu’en bord de mer dans les stations balnéaires.

25 mai 2018
Auteur : Alice de la Taille

Des aménagements destinés aux visiteurs saisonniers

La villégiature correspond à un séjour de repos et de loisir dans un milieu naturel, qu’il soit campagnard, en bord de mer ou à la montagne. Elle peut se conjuguer à une démarche plus curative dans le cadre du thermalisme ou des sanatoriums.  D’abord essentiellement estivale en montagne, elle a concerné également la saison hivernale avec le développement des stations de ski au début du XXe siècle.
Le patrimoine de la villégiature correspond à l’ensemble des aménagements qui ont été mis en place pour accueillir ces visiteurs saisonniers.

La recherche du pittoresque

Les maisons de villégiatures sont à la croisée des styles : l’exportation de formes urbaines dans des sites naturels remarquables se conjugue à la recherche du pittoresque. 
Les habitations se dotent d’éléments distinctifs, belvédères, oriels et bow-windows, lucarnes saillantes et multiplient les modèles régionaux (chalet alpin, architecture normande, références exotiques…). Des aménagements spécifiques sont mis en œuvre pour héberger, soigner ou divertir les visiteurs : établissements thermaux, casinos, sanatorium, hôtels et restaurants, parcs et promenades, ports de plaisance…

En Occitanie

Les Pyrénées sont découvertes par les voyageurs dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, qui sont partagés entre effroi et émerveillement. Elles attirent des visiteurs de plus en plus nombreux au cours du XIXe siècle. Les villes d’eau concentrent alors les « buveurs d’eau » et se transforment fortement. Les sommets méconnus sont arpentés et décrits par des explorateurs savants auxquels Henri Béraldi donne le nom de « pyrénéiste » en 1898. Le chemin de fer à crémaillère de Luchon à Superbagnères en 1912 et le Grand Hôtel de Font-Romeu lancent l’essor des stations de sport d’hiver dans les Pyrénées.

La « Mission Racine » lancée dans les années 1960 par l'État permet au littoral languedocien de développer le tourisme. Son objectif est de construire les stations balnéaires et les infrastructures associées dont manque cette partie du pays. Six unités sont développées par des équipes pluridisciplinaires et sont séparées par des zones naturelles inconstructibles.