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église paroissiale Saint-Pierre

Les archives départementales conservent un document daté du 11 pluviose an X (1802) signalant la présence d'une "église en assez bon état mais dont le plafond du sanctuaire au

Historique

Datation principale :
4e quart 19e siècle
Année(s) :
1875
Justification de la datation :
daté par source
Auteur de l'oeuvre :
Barthe (architecte) ; Boyer, Joseph (charpentier) ; Aurignac (architecte) ; Salvy, Louis (charpentier) ; Trantoul, Eugène (maître maçon) ; Roger Louis (entrepreneur) ; Barbaste, Victor (charpentier)
Justification de l'attribution :
attribué par source
Commentaire historique :
Les archives départementales conservent un document daté du 11 pluviose an X (1802) signalant la présence d'une "église en assez bon état mais dont le plafond du sanctuaire aurait besoin d'une petite restauration ainsi qu'une partie du mur exposé au midi". Cet édifice figure sur le plan cadastral napoléonien dessiné par le géomètre Dupin en juillet 1839. Dès 1842 le conseil municipal envisage des travaux pour agrandir l'église. Un devis dressé par l'architecte Barthe évalue les travaux à 3.338 francs et une pierre portant chronogramme indique les noms de Louis Azema et de Marc Rabi. Les travaux sont partiellement confiés à Joseph Boyer, un charpentier de Puylaurens mais menacent de s'effondrer quelques années plus tard, nécessitant d'étayer deux entraits. Ainsi, en 1872, le conseil municipal envisage de substituer une fausse voûte au plafond en plâtre de l'église. Un devis estimé à 8.542,57 francs est proposé par Aurignac, architecte à Lavaur. La somme cause des difficultés de financement à la municipalité qui fait appel à des prêts privés et à des aides de l'Etat. Un cahier des charges détaillé ne comptant pas moins de 29 articles précise la qualité des matériaux, les conditions de travail sur le chantier. Il signale que la construction de la voûte aura pour conséquence une surélévation des murs et arête la date d'achèvement du chantier au 31 octobre 1873. C'est un plâtrier de Lavaur, Charles Médale qui est chargé d'exécuter les travaux. La construction n'est toujours pas achevée en 1875 lorsque le conseil municipal demande le percement de deux fenêtres sur l'élévation nord et le déplacement d'une fenêtre sur l'élévation opposée. Un devis complémentaire de 1.002 francs est proposé par l'architecte Aurignac. La fabrique participe au financement du surcoût des travaux en faisant un don à la municipalité en 1876. Le chantier semble être achevé à la fin de l'année 1877.
Un projet de porche et de clocher voit le jour au début des années 1880. Ajourné par les autorités pour diverses raisons techniques, sa mise en place se fait pressante. En 1883, le conseil municipal reconnaît la nécessité et l'urgence de fermer solidement en raison du fait que la porte provisoire "placée lors de la grosse réparation est incapable d'en défendre l'accès à tout malveillant qui voudrait s'introduire dans l'église". Un traité de gré à gré entre la mairie et Louis Salvy, charpentier à Saint-Julia est approuvé par la sous-préfecture en décembre pour la construction d'un portail, réalisé en 1884.
En 1887, la municipalité demande le percement de 3 fenêtres supplémentaires dans la nef afin de donner plus d'éclairement et de symétrie à l'édifice. Un devis est dressé par Eugène Trantoul, maître-maçon à Cuq-Toulza. Il précise que les jambages et l'arc de chaque baie seront réalisés en briques et en moellons. Un courrier du maire au préfet précise que quelques autres restaurations intérieures sont programmées à la suite du percement de ces ouvertures.
La construction du clocher est à l'ordre du jour en 1889, grâce à un don important. C'est à nouveau l'architecte vauréen Aurignac qui procède à l'élaboration du devis. Un devis pour travaux complémentaires est approuvé en 1891. Louis Roger, entrepreneur de Revel et Victor Barbaste maître-charpentier de Saint-Julia prennent en charge les travaux. Une horloge est commandée à l'horloger revellois Albert Salvaing en 1901 pour orner le clocher. L'article 2 du traité précise le détail des mécaniques. L'objet est installé l'année suivante.
En 1907, une des poutres principales soutenant la toiture s'est rompue reportant sur une partie de la voûte le poids qu'elle portait. Quelques travaux d'urgence sont proposés par la mairie dès le mois de juin. N'ayant pu être faits dans les délais nécessaires, la toiture de l'église s'effondre durant l'été, entraînant avec elle une partie de la voûte de l'édifice. Le maire sollicite le préfet pour qu'il autorise Mr Blanc, agent-voyer cantonal à Puylaurens à dresser un devis, l'architecte Aurignac étant empêché en raison d'un accident de voiture. Un cahier des charges détaillé daté du 12 janvier 1908 précise les conditions de reconstruction de l'église. La réparation du clocher fait l'objet d'un rapport détaillé en 1912. Marius Peyssou, entrepreneur à Saint-Julia se charge des travaux l'année suivante. Pourtant le clocher présente encore des problèmes de solidité en 1931. Il est réparé au cours du second semestre 1938. D'importants travaux de rénovation sont entrepris à l'église dans le courant de l'année 1987.

Description

Matériaux et mise en oeuvre :
brique ; pierre ; grand appareil ; crépi ; appareil mixte
Matériaux de la couverture :
tuile mécanique ; ardoise
Plan :
plan allongé
Voûtes :
fausse voûte d'arêtes ; cul-de-four
Forme de la couverture :
toit à longs pans ; flèche polygonale
Escalier :
escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie
Commentaire descriptif :
L'église paroissiale s'organise sur un plan allongé de forme rectangulaire. La nef compte 4 travées barlongues voutées d'arêtes et deux chapelles latérales. La chapelle sud couverte d'un lambris alors que la chapelle nord est voûtée d'arêtes. Une travée de choeur prolonge la nef vers l'abside couverte d'un cul de four. Les piliers qui marquent la retombée des arcs sont recouverts de briques en partie basse et de pilastres cannelés en partie haute surmontés de chapiteaux. Le sol est recouvert d'un dallage en terre cuite.
Technique du décor :
décor stuqué
Représentation :
ornement végétal ; pilastre
Précision sur la représentation :
Les piliers qui marquent la retombée des arcs sont recouverts de briques en partie basse et de pilastres cannelés en partie haute surmontés de chapiteaux. Le sol est recouvert d'un dallage en terre cuite.

Localisation

Commune :
Aguts
Aire d'étude :
Tarn
Référence cadastrale :
1839 A3 23 ; 2010 ZB 141
Milieu d'implantation :
en village

Oeuvres liées

Vue d'ensemble depuis la nef.
Un document tiré de la semaine religieuse du diocèse d'Albi daté de 1887 fait une description de l'église et mentionne des décors riches, des coloris brillants avec de magnifiques tableaux. Il est fait mention d'une coupole représentant l'apothéose de saint Pierre avec sur le mur opposé le martyr de saint Sernin, copie d'un tableau conservé dans la basilique toulousaine. Trois nouveaux vi
Autel tombeau, vue depuis la nef.
Cet autel tombeau en marbre polychrome date vraisemblablement de la seconde moitié du 18e siècle. Selon toute probabilité, il semble qu'il ait été autrefois installé dans le choeur puis déplacé au cours du 19e siècle lors du nouvel aménagement de ce dernier. Remonté dans la chapelle latérale nord, il a visiblement été restauré à une date indéterminée.
Figurine du Christ au jardin de Gethsémani.
Cet ensemble de pièces en terre cuite ou en plâtre date du dernier quart du 19e siècle. Il représente une maquette du projet de calvaire construit sur la colline de Litrone sculpté par Paul Moulins. Il est probable que ces éléments ont permis de récolter des fonds pour l'édification du calvaire. Plusieurs pièces montrent l'état original du calvaire.
Détail de la chaire.
Cette chaire à prêcher en marbre blanc veiné gris est de style néo-roman. Elle date de la fin du 19e siècle. Les archives paroissiales conservées à la mairie signalent qu'elle est inaugurée en 1891 par l'archevêque d'Albi.
Baie n° 3, détail de la signature et du blason du donateur.
La plupart des verrières de l'église paroissiale d'Aguts sont signées de Louis Victor Gesta (1828-1894). Le vitrail de la baie n°7, représentant saint Antoine, daté de 1930 est l'oeuvre d'Henri Gesta.
Vue d'ensemble.
Ce bénitier en marbre veiné a été exécuté pour partie en marbre de Caunes-Minervois. Il date vraisemblablement du début du 18e siècle. Le décor à godrons de la cuve est très proche de celui des fonts baptismaux.
Vue d'ensemble.
Ces fonts baptismaux datent très vraisemblablement du 18e siècle. Ils ont été réaménagé récemment comme en témoigne le socle et le couvercle qui n'est pas celui d'origine. Il date très vraisemblablement du 4e quart du 20e siècle.
Vue de face.
L'harmoniphone est un casier harmonique métallique qui contient sur cet instrument les soupapes des jeux de devant (Cor anglais - Flûte et Bourdon-Clarinette). Ce casier est placé au plus près du débouché des anches et les sons sortants des soupapes sont donc filtrés de façon très efficace. Ceci a pour effet d'atténuer les harmoniques et de rendre les sons plus ronds mais aussi plus sour
Statue de saint Paul, vue d'ensemble.
Cette paire de sculpture en bois polychrome date vraissemblablement de la seconde moitié du 18e siècle. Elle pourrait avoir appartenu au décor primitif de l'église paroissiale avec l'autel de marbre (IM81001253) dont le décor porte les clés et l'épée.

Illustrations


Aguts (Tarn), église paroissiale Saint-Pierre.
Référence : IVR73_20118101412NUCA - Vue d'ensemble de l'élévation sud depuis l'est. - Chabbert, Roland, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Aguts (Tarn), église paroissiale Saint-Pierre.
Référence : IVR73_20118101413NUCA - Détail du chronogramme sur la façade. - Chabbert, Roland, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Aguts (Tarn), église paroissiale Saint-Pierre.
Référence : IVR73_20118101424NUCA - Vue générale de l'élévation sud avec le clocher. - Chabbert, Roland, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Aguts (Tarn), église paroissiale Saint-Pierre.
Référence : IVR73_20118101425NUCA - Détail de l'horloge. - Chabbert, Roland, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Aguts (Tarn), église paroissiale Saint-Pierre.
Référence : IVR73_20118101426NUCA - Horloge du clocher : détail de la marque du fabricant. - Chabbert, Roland, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Aguts (Tarn), église paroissiale Saint-Pierre.
Référence : IVR73_20118101492NUCA - Localisation de l'église sur le cadastre de 2011. - Chabbert, Roland, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Aguts (Tarn), église paroissiale Saint-Pierre.
Référence : IVR73_20118101494NUCA - Détail du cadastre ancien. - Chabbert, Roland, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Documents liés

Aucun document n'est lié à cette notice.


Informations complémentaires

Sources :
archives départementales : série 2 O 1-1
Référence :
IA81000393
Copyright :
(c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées
Rédacteur(s) :
Chabbert Roland
Date de publication :
2011
Date de mise à jour :
2013/02/26