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établissement thermal : buvette dite Pavillon des Eaux

Le Pavillon des Eaux est le bâtiment le plus emblématique de l'établissement thermal dit de la Source Salmière qui accueillit jusqu'à 3000 curistes par an au début du 20e si

Historique

Datation principale :
1er quart 20e siècle
Année(s) :
1904
Justification de la datation :
daté par source
Auteur de l'oeuvre :
Richard Joachim (architecte)
Justification de l'attribution :
attribution par source
Commentaire historique :
Le Pavillon des Eaux est le bâtiment le plus emblématique de l'établissement thermal dit de la Source Salmière, implanté en fond de vallée, sur la rive droite du ruisseau des Cazelles qui sépare les communes de Miers et d'Alvignac.
Les bienfaits des eaux sulfatées sodiques d'Alvignac-Miers sont connus depuis au moins le 17e siècle : un ouvrage leur est notamment consacré en 1624 par le Dr Fabry (cité dans F.-V. Mérat et A.-J. de Lens 1832, 4, 423). La fréquentation du site et la commercialisation de l'eau sont attestées dès 1833, date à laquelle fut nommé un premier "intendant des eaux minérales de Miers" chargé de veiller à la bonne conservation de la source, de contrôler l'usage et la distribution de l'eau minérale qui était gratuite pour les pauvres (Bergounioux 1914). Plusieurs traités publiés au 18e et au 19e siècle préconisent l'eau de Miers pour le traitement des affections du système digestif et des voies urinaires.
Un établissement thermal fut ouvert en 1911 et accueillit jusqu'à 3000 curistes par an au début du 20e siècle.
D'après le chanoine Edmond Albe, un bâtiment en forme de tour ronde servait de fontaine dès 1703 (Albe 2005, 242-243). L'édifice qui abrite le captage originel, dit "bâtiment thermal", comporte un corps principal avec porte monumentale à pilastres, clé saillante et corniche moulurés, vraisemblablement bâti au début du 19e siècle. Figurant sur le plan cadastral de 1824, il était flanqué d'une aile latérale aujourd'hui disparue, à laquelle ont succédé deux ailes plus récentes en retour d'équerre datant du début du 20e siècle. Dans cet édifice furent installés la première buvette, le bureau d'accueil, le cabinet médical ainsi qu'une salle de repos.
Le Pavillon des Eaux fut construit au début du 20e siècle à proximité du premier bâtiment thermal pour abriter une nouvelle buvette. Les travaux furent entrepris entre 1904 et 1906 par l'architecte Joachim Richard, adepte de la construction en béton armé (Bélier 2014).
L'établissement thermal cessa son activité en 1981. De 1998 à 2005, les communes de Miers et Alvignac reprirent en main la réhabilitation et l'exploitation du site. Abandonné pendant plusieurs années, il fait aujourd'hui l'objet d'un projet de restauration et de valorisation mis en oeuvre par le Syndicat Intercommunal à Vocation Unique Miers-Alvignac.
Notice succincte :
Le Pavillon des Eaux est le bâtiment le plus emblématique de l'établissement thermal dit de la Source Salmière qui accueillit jusqu'à 3000 curistes par an au début du 20e siècle. Il fut construit entre 1904 et 1906 par l'architecte Joachim Richard, adepte de la construction en béton armé selon le procédé développé par François Hennebique à la fin du 19e siècle. La structure comporte un pavillon central à deux niveaux coiffé d'une couple, à partir duquel se développent deux ailes couvertes d'une voûte en voile mince de béton. Caractérisé par des décrochements de volumes et un contraste entre les formes circulaires, octogonales et quadrangulaires, le pavillon central est une adaptation du modèle de la pagode. Il forme un écrin pour le comptoir circulaire de la buvette où les curistes venaient prendre l'eau dès 1910. Au centre du comptoir, au droit de la coupole, se dressait une reproduction de la statue d'Antonio Canova représentant la déesse Hébé (malheureusement volée en février 2010). Les décors géométriques extérieurs, formant des frises moulées ou peintes d'inspiration antique et orientale, les peintures intérieures, mêlant motifs floraux, végétaux et géométriques (pavillon central), ainsi que les baies aux lignes courbes et au vitrage coloré du pavillon central font de cet édifice une expression de l'Art Nouveau du début du 20e siècle.

Description

Matériaux et mise en oeuvre :
béton ; béton armé
Matériaux de la couverture :
béton en couverture ; verre en couverture
Vaisseau(x) et étage(s) :
en rez-de-chaussée
Voûtes :
voile mince de béton ; coupole ; dalle de béton
Forme de la couverture :
extrados de voûte ; verrière ; terrasse
Commentaire descriptif :
Le Pavillon des Eaux est un bâtiment en béton armé réalisé selon le procédé Hennebique. La structure comporte un pavillon central à trois niveaux, entouré d'un toit en terrasse circulaire formant auvent et coiffé d'une coupole sur tambour octogonal. A partir de ce corps principal se développent deux ailes sur le même alignement, formées de trois travées délimitées par des piliers porteurs et couvertes en voile mince de béton.
Caractérisé par des décrochements de volumes et un contraste entre les formes circulaires, octogonales et quadrangulaires, le pavillon central est une adaptation du modèle de la pagode. Il forme un écrin pour le comptoir circulaire de la buvette où les curistes venaient prendre l'eau, au moyen de gobelets qu'ils suspendaient sur place à des crochets. Au centre du comptoir, au droit de la coupole, se dressait une reproduction de la statue d'Antonio Canova représentant la déesse Hébé (malheureusement volée en février 2010). Les auvents périphériques, formés par le toit en terrasse circulaire, sont percés d'un ensemble de baies circulaires évoquant une rose.
Les décors géométriques extérieurs, formant des frises moulées ou peintes d'inspiration antique, les peintures intérieures, mêlant motifs floraux, végétaux et géométriques, ainsi que les baies aux lignes courbes et au vitrage coloré du pavillon central font de cet édifice une expression de l'Art Nouveau du début du 20e siècle.
Technique du décor :
peinture ; sculpture
Représentation :
fleuron ; rosace ; palmette ; feuille ; rinceau ; vigne ; triangle ; losange ; carré
Précision sur la représentation :
La structure en béton armé est ornée, à l'extérieur, de frises constituées de motifs géométriques simples (lignes courbes et brisées, triangles, carrés, losanges, demi-cercles), gravés ou moulés puis peints, et de décors de mosaïque qui renvoient à l'ornementation antique, romaine et égyptienne, notamment par l'évocation stylisée de fleurs de papyrus.
Le pavillon central conserve ses décors peints intérieurs alternant frises géométriques et frises à motifs végétaux, qui ornaient également les voûtes en voile mince de béton des deux ailes. Le vocabulaire végétal mêle des rinceaux de feuillages à des fleurons, des rosaces ou des palmettes.

Localisation

Commune :
Miers
Aire d'étude :
Lot
Référence cadastrale :
2011 AN 211
Milieu d'implantation :
isolé

Oeuvres liées

Aucun dossier n'est lié à cette notice.


Documents liés

Bibliographie :
Albe (Edmond), Monographies des paroisses autour de Thémines, publications Racines, éditions du Ver Luisant (Transcription : Gérard Peyrot et Paulette Aupoix), 2005, p. 242-243.
Bélier (Corinne), "En villégiature à la Cité : les collections de la Cité de l'architecture et du patrimoine", In Situ [En ligne], 24 | 2014, mis en ligne le 09 juillet 2014, consulté le 05 janvier 2015. URL : http://insitu.revues.org/11176 ; DOI : 10.4000/insitu.11176.
Bergounioux (J.), "Document pour servir à l'histoire des eaux minérales du département du Lot", dans La France Médicale, 25 juillet 1914, p. 141-146.
Mérat (F.-V.) et Lens (A.-J. de), Dictionnaire universel de matière médicale et de thérapeutique générale, Paris, J.-B. Bailllière, Méquignon-Marvis, 1832, t. 4, p. 423.
Vié (Georges), "Développement des possibilités de la source salmière par le forage Daubet-Alvignac", dans Bulletin de la Société des études du Lot, t. 82, 1961, p. 220-223.

Informations complémentaires

Nom du pays :
Pays de la vallée de la Dordogne lotoise
Sources :
Fabry, L'Admirable vertu des eaux et fontaines nouvellement découvertes au pays de Quercy, au lieu de Mier, proche de Gramat, appelées eaux de Salmière, Toulouse, R. Colomiez, 1624, in 12.
Référence :
IA46105715
Copyright :
(c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot
Rédacteur(s) :
Cassan Elodie
Date de publication :
2014
Date de mise à jour :
2015/01/22
Conseil général du Lot