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chapelle puis église paroissiale Sainte-Catherine

L'édification de l'église Sainte-Catherine doit être reliée à la fondation de la ville nouvelle de Villefranche d'Orlinde (aujourd'hui Bretenoux), par Guérin de Castelnau, pe

Historique

Datation principale :
3e quart 13e siècle (?) ; 14e siècle (?) ; 15e siècle (?) ; 2e quart 17e siècle ; 3e quart 18e siècle
Année(s) :
1635 ; 1763
Justification de la datation :
porte la date
Commentaire historique :
L'édification de l'église Sainte-Catherine doit être reliée à la fondation de la ville nouvelle de Villefranche d'Orlinde (aujourd'hui Bretenoux), par Guérin de Castelnau, peu avant 1277. L'église de la bastide a longtemps été une simple annexe de Notre-Dame de Félines (commune de Prudhomat), jusqu'à ce qu'elle soit élevée au rang d'église paroissiale, en remplacement de l'église mère, au 18e siècle. Bien que l'édifice soit souvent attribué à l'époque moderne, son analyse montre qu'il conserve d'importantes parties du Moyen Age, dont le chevet datable du dernier quart du 13e siècle, et donc contemporain de la fondation de la ville. Une première chapelle a été ajoutée au nord sans doute au 14e siècle ou au tout début du 15e siècle, puis une deuxième au sud au cours du 15e siècle.
L'édification d'une seconde chapelle au nord en 1635, date inscrite sur le linteau de la fenêtre, s'accompagne de la reconstruction de la partie occidentale de la nef. La dernière phase importante de travaux se situe en 1762-1763 avec l'ajout de la seconde chapelle sud et la réfection de la façade. Une petite construction de plan semi-circulaire a été accolée au côté nord du chevet au 19e siècle, et la sacristie a été construite à l'est au 19e ou au 20e siècle.
Le plafond de la nef est recouvert de peintures exécutées en 1920 représentant en particulier Jeanne d'Arc devant les coteaux de Glanes, sainte Catherine tenant la palme des martyrs, représentée devant la ville de Bretenoux où l'on distingue l'ancien pont à arches et les pénitents bleus devant leur chapelle, sur la place des Consuls.

Description

Matériaux et mise en oeuvre :
calcaire ; grès ; pierre de taille ; moellon
Matériaux de la couverture :
tuile creuse mécanique ; tuile plate ; ardoise
Plan :
plan allongé
Vaisseau(x) et étage(s) :
1 vaisseau
Voûtes :
voûte d'ogives ; voûte en berceau plein-cintre ; voûte en berceau en anse-de-panier
Forme de la couverture :
toit à longs pans ; toit à deux pans ; pignon découvert ; croupe ; croupe ronde ; toit à un pan
Commentaire descriptif :
L'église et son cimetière ont été laissés hors les murs lors de la construction de l'enceinte au 14 siècle.
Le chevet carré présente deux contreforts diagonaux aux angles, et quatre contreforts disposés sur les élévations latérales qui laissent penser qu'un clocher était prévu dès l'origine à cet emplacement. La présence des contreforts a imposé le décalage des fenêtres du choeur ; une porte couverte d'un arc brisé et chanfreiné est ménagée entre les deux contreforts nord. Le choeur est voûté d'ogives dont les nervures à tore en amande entre deux gorges retombent sur des culots, dont un a conservé son décor de feuillage ; leurs tailloirs se prolongeaient en cordon d'imposte, aujourd'hui bûché, sur les trois murs du choeur.
La chapelle nord-est, la plus ancienne, ouvre sur la nef par un grand arc brisé chanfreiné manifestement repercé. Les nervures de sa voûte sont à tore à large listel, la clef porte un écu non identifié. Elle dispose de deux armoires murales, l'une en plein-cintre, l'autre à arc trilobé. L'arc d'entrée de la chapelle sud-est a un tracé faiblement brisé et des arêtes vives. La voûte est curieusement en berceau plein-cintre. La chapelle possédait une porte à l'ouest, chanfreiné et à arc brisé non extradossé. L'inscription gravée sur le linteau de la fenêtre de la chapelle nord-ouest donne l'année de sa construction et le nom de son commanditaire : IHS CHAPELE FO(N)DEE PAR M. JEAN DELORT BASTIE PAR PE PAUCOT PBRE CHAP A SES DESPANS 1635. Les nervures de sa voûte retombent sur des consoles en volute. La chapelle sud-ouest, moderne, est couverte d'un berceau en anse de panier.
La nef, aujourd'hui couverte d'un plafond, n'a sans doute jamais été voûtée. Sa façade occidentale présente un grand portail en plein-cintre, encadré de deux pilastres colossaux et surmonté d'un fronton à volutes contenant un cartouche dont l'inscription indique que l'église a été réparée en 1763.
Technique du décor :
sculpture ; peinture
Représentation :
armoiries ; tête humaine ; ornement végétal ; mise au tombeau
Précision sur la représentation :
Un culot de la nef porte un décor de feuilles souples boursouflées. Des culots sont sculptés de têtes humaines. Une Mise au tombeau est représentée au revers du linteau de la fenêtre de la chapelle nord-ouest. Armoiries non idenfitiées sur la clef de voûte du choeur : de (...) à trois fleurs de lis de (...). Armoiries non identifiées sur la clef de voûte de la chapelle nord-est : de (...) à l'arbre de (...) accompagné de deux (....).
Les vestiges d'un décor peint à grand appareil coloré subsistent sur l'arrière-voussure de la porte nord du choeur.

Localisation

Commune :
Bretenoux
Aire d'étude :
Lot
Référence cadastrale :
2005 AB01 43
Milieu d'implantation :
en ville

Oeuvres liées

Vue d'ensemble du groupe sculpté.
La Pietà en pierre date vraisemblablement de la fin du 15e siècle ou du début du 16e siècle. Le dais en bois est plus récent, pas avant la seconde moitié du 19e siècle. On appelle Pietà ou Vierge de Pitié un thème artistique de l'iconographie chrétienne représentant la Vierge Marie pleurant son fils mort posé sur ses genoux avant la mise au tombeau.
Vue d'ensemble du groupe sculpté.
Cette statue en bois doré et peint et datant du 17e siècle représente Saint Roch et l'ange qui montre les plaies du saint pestiféré. Quand saint Roch fut infecté par la peste, il se retira dans une forêt où il fut nourri par un chien et réconforté par un ange.
Vue d'ensemble du fauteuil de célébrant.
Ce fauteuil de célébrant, de style Louis XV au châssis chantourné, relève de l'éclectisme de la seconde moitié du 19e siècle.
Vue d'ensemble du tableau : Le don du rosaire à saint Dominique et sainte Catherine.
Cette peinture représentant Le don du rosaire par Marie et l'Enfant Jésus à saint Dominique et sainte Catherine pourrait dater de la fin du 18e siècle ou du début du 19e siècle. Le rosaire est le nom d'une prière catholique composée de quatre chapelets d'oraisons consacrés à Marie. La dévotion du rosaire s'est développée au 13e siècle sous l'influence des dominicains fondé par saint
Vue d'ensemble du tableau : Le don du rosaire à saint Dominique et sainte Catherine.
Cet autel secondaire de la fin du 18e ou du début du 19e siècle est dédié à sainte Catherine, titulaire de l'église. Deux saintes Catherine sont restées célèbres : le tableau qui surmonte l'autel rend hommage à Catherine d'Alexandrie, qui survécut à l'écartèlement avant de mourir décapitée en martyre, pour avoir refusé d'épouser l'Empereur au nom de son engagement avec le Christ.
Vue d'ensemble de la stalle de célébrant.
Cette stalle de célébrant en bois pourrait dater de la 1ère moitié du 19e siècle.
Vue d'ensemble du lutrin.
Ce lutrin finement ouvragé pourrait dater de la fin du 18e ou du début du 19e siècle. Outre la figure de sainte Catherine, titulaire de l'église, il est décoré de deux animaux royaux, l'aigle et le lion, symboles de force et attributs des évangélistes saint Jean et saint Marc.
Vue d'ensemble du tableau : Le Couronnement de la Vierge.
Cette peinture représentant Le Couronnement de la Vierge relève d'un art populaire local un peu maladroit dans l'exécution. Elle pourrait avoir été exécutée au 19e siècle.
Vue d'ensemble du groupe sculpté : Vierge à l'Enfant.
Cette Vierge à l'Enfant en carton pierre doré à la feuille d'or date vraisemblablement de la 1ère moitié du 19e siècle, période de perfectionnement et de développement de ce type de matériaux, ersatz moins coûteux de la pierre ou du bois.
Vue d'ensemble du tableau : Le baiser de Judas.
Cette grande huile sur toile a été peinte par Pierre Madelmont en 1920
Vue d'ensemble du maître-autel.
Ce maître-autel en bois à la forme galbée et au décor de pattes de lion et de feuillage enroulé pourrait dater de la 1ère moitié du 19e siècle.
Vue d'ensemble de l'aile droite du retable.
L'ensemble de l'autel majeur, du tableau de La Crucifixion et de l'imposant retable au riche décor végétal et liturgique en applique de plâtre date vraisemblablement de la 1ère moitié du 19e siècle. Les sculptures en bois en haut relief représentant sainte Catherine, titulaire de l'église, et un saint non identifié, sans doute patron secondaire de l'église, paraissent plutôt dater du 1
Vue d'ensemble de la statue : Vierge miraculeuse.
Cette petite nature en plâtre représente la Vierge miraculeuse, d'après la médaille miraculeuse telle qu'elle est apparue à sainte Catherine Labouré en 1830.
Vue d'ensemble du tabernacle.
Ce tabernacle en bois sculpté et au décor végétal pourrait dater de la 2ème moitié du 18e siècle : il devait intégrer un autel aujourd'hui disparu.

Illustrations


Bretenoux (Lot), chapelle puis église paroissiale Sainte-Catherine.
Référence : IVR73_20064602274NUCA - Elévation nord de l'abside et clocher. - Séraphin, Gilles ; Scellès, Maurice, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Bretenoux (Lot), chapelle puis église paroissiale Sainte-Catherine.
Référence : IVR73_20064602272NUCA - Vue d'ensemble depuis le sud-ouest. - Séraphin, Gilles ; Scellès, Maurice, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Bretenoux (Lot), chapelle puis église paroissiale Sainte-Catherine.
Référence : IVR73_20064602273NUCA - Chapelle nord, élévation ouest, linteau portant l'inscription : IHS CHAPELE FO(N)DEE PAR M. JEAN DELORT BASTIE PAR PE PAUCOT PBRE CHAP A SES DESPANS 1635. - Séraphin, Gilles ; Scellès, Maurice, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Documents liés

Bibliographie :
Clary (Abbé), Dictionnaire des paroisses du diocèse de Cahors, Cahors, Imp. Tardy, 1986, p. 45-46.
Séraphin (Gilles), Charrier (Anaïs), Bretenoux, église paroissiale Sainte-Catherine. Etude monumentale, Conseil général du Lot, notice numérique, 2011.

Informations complémentaires

Nom du pays :
Pays de la Vallée de la Dordogne lotoise
Référence :
IA46100484
Copyright :
(c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot
Rédacteur(s) :
Séraphin Gilles ; Scellès Maurice
Date de publication :
2005
Date de mise à jour :
2014/12/01
Conseil général du Lot