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château des comtes de Toulouse, dit "château narbonnais", puis parlement, aujourd'hui palais de justice

Haut lieu de la justice toulousaine, le palais de justice actuel est situé à l'emplacement du château narbonnais, résidence des comtes de Toulouse du 8e au 13e siècle, lieu o

Historique

Datation principale :
1er siècle ; 15e siècle ; 16e siècle ; 17e siècle ; 2e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle
Année(s) :
2008
Justification de la datation :
daté par source
Auteur de l'oeuvre :
Bachelier Nicolas (architecte) ; Bertin Dominique (architecte) ; Laffon Jean-Pierre (architecte) ; Esquié Jacques-Jean (architecte) ; Thillet Joseph (architecte) ; Laporte Alexandre (sculpteur) ; Prunet Pascal (architecte) ; Prunet Pierre (architecte)
Justification de l'attribution :
attribution par travaux historiques ; attribution par source
Commentaire historique :
Le château fort des comtes de Toulouse s'installe entre le 9e siècle et le début du 13e siècle. Il est construit contre le rempart, sur l'emplacement de la porte narbonnaise d'origine antique qu'il permet de contrôler. Les comtes de Toulouse y réside jusqu'en 1271, moment où le comté est réuni à la couronne de France. De nouveaux aménagements sont alors entrepris au château devenu possession royale, notamment avec la construction de la tour dite de l'Horloge. Le parlement de Toulouse, première cour de justice en province, créé en 1443, emménage dans ces murs. Les constructions s'ajoutent les unes aux autres. Aujourd'hui encore, la grand'chambre construite entre 1469 et 1492 est encore visible ; elle est ornée d'un plafond peint à caissons. De même, le salon doré, édifié entre 1470 et 1505 est toujours en place aujourd'hui. Le vieux château féodal est en partie détruit en 1556 et le parlement est reconstruit par les architectes Nicolas Bachelier et Dominique Bertin qui prend sa suite à la mort de ce dernier. Les espaces ainsi libérés sont alors occupés par des marchands. Entre 1632 et 1653, le salon doré est orné d'un plafond à caissons sculptés. En 1691, le salon d'Hercule est construit et orné de caissons figurant les travaux d'Hercule. A la fin du 18e siècle, l'architecte Jean-Arnaud Raymond dresse un projet de reconstruction de l'édifice qui ne verra jamais le jour mais qui entraîne la démolition de l'ancienne conciergerie, un des derniers vestiges du château narbonnais. Le 1er juin 1811, la cour impériale de Toulouse succède au parlement. L'architecte Jean-Pierre Laffon restructure l'ancien palais de justice entre 1822 et 1850, comprenant une cour d'assises, une cour d'appel, une prison et un tribunal de première instance. En 1859, l'architecte Jacques-Jean Esquié réaménage la cour d'assises avec la construction d'une nouvelle entrée rue des Fleurs. La prison se trouvait à l'angle de la place du parlement et des allées Jules-Guesde. Elle est réaménagée en 1876 en gendarmerie après la construction de la nouvelle prison grande rue Saint-Michel. Un nouveau bâtiment vient la compléter en 1896, construit sur les plans de l'architecte Joseph Thillet le long des allées Jules-Guesde et décoré d'un bas-relief d'Alexandre Laporte. Le tribunal s'installe dans l'ancienne gendarmerie en 1971. Ce bâtiment est entièrement détruit lors de la construction du nouveau palais de justice entre 1996 et 2008 par les architectes Pierre et Pascal Prunet.
Notice succincte :
Haut lieu de la justice toulousaine, le palais de justice actuel est situé à l'emplacement du château narbonnais, résidence des comtes de Toulouse du 8e au 13e siècle, lieu où s'exerçait la justice comtale, et du parlement, créé en 1443 et supprimé à la Révolution. Presque entièrement reconstruit au 19e siècle, le palais de justice fait l'objet d'une grande restructuration au début des années 2000. La construction d'un nouveau bâtiment par les architectes Pascal et Pierre Prunet entraîne des découvertes archéologiques importantes. Les vestiges de la muraille romaine du 1er siècle et du château narbonnais sont visibles dans la crypte archéologique aménagée dans les sous-sols du palais de justice. Une partie de l'enceinte médiévale de la fin du 13e siècle est conservée dans le hall du tribunal de grande instance, ainsi que la grand'chambre, ses arcs brisés ouverts sur la salle des pas perdus et son plafond à caissons peints du 15e siècle, exemple unique à Toulouse. A signaler encore, les plafonds à caissons sculptés du salon doré et du salon d'Hercule (17e siècle).

Description

Matériaux et mise en oeuvre :
brique ; béton ; badigeon ; enduit ; plaquis
Matériaux de la couverture :
tuile ; verre en couverture
Vaisseau(x) et étage(s) :
4 étages carrés
Forme de la couverture :
toit à longs pans ; verrière
Commentaire descriptif :
Le palais de justice occupe un vaste espace compris entre la place du Salin et les allées Jules-Guesde. Les corps de bâtiment édifiés par Laffon dans le 2e quart du 19e siècle reprennent le style des édifices officiels construits à cette période par l'utilisation du vocabulaire antique et renaissant pour les portails et les façades principales (colonnes, chapiteaux, frontons, frises de triglyphes et métopes, bossages...). Ils sont construits en brique, recouverts de badigeon ou d'enduit et surmontés d'un toit à longs pans. La brique claire est utilisée pour les portails de la rue des Fleurs. Le corps de bâtiment donnant sur les allées Jules-Guesde en 2008 est construit en béton et recouvert d'un plaquis de briques. Une grande verrière de 700 m2 recouvre la salle des pas perdus.
Technique du décor :
menuiserie ; peinture ; ferronnerie ; céramique
Représentation :
faisceau de licteur ; fronton ; ornement géométrique ; ornement végétal ; les vertus théologales ; ornement figuré
Précision sur la représentation :
Portail et grilles en fer forgé ornées de faisceaux de licteurs et de motifs géométriques ; frontons en terre cuite ; plafond à caissons peints de la grand'chambre représentant des animaux réels ou fantastiques ; plafond à caissons sculptés et dorés représentant la Foi, l'Espérance, la Charité, la Justice, la Paix, la Vérité, la Victoire, la Renommée, l'Immortalité dans le salon doré ; plafond à caissons sculptés représentant les travaux d'Hercule dans le salon d'Hercule.

Localisation

Commune :
Toulouse
Lieu-dit ou secteur urbain :
Saint-Etienne (quartier)
Adresse :
Salin (place du) 1
Aire d'étude :
Toulouse centre
Référence cadastrale :
310815AB0005
Milieu d'implantation :
en ville

Oeuvres liées

Aucun dossier n'est lié à cette notice.


Illustrations


Toulouse (Haute-Garonne), château des comtes de Toulouse, dit "château narbonnais", puis parlement, aujourd'hui palais de justice.
Référence : IVC31555_20133100447NUCA - 106. Toulouse. Le palais de justice. années 1900. - Archives municipales de Toulouse (reproduction), Domaine public.


Documents liés

Bibliographie :
M.-L. Fronton-Wessel, "Le plafond peint de la Grand'Chambre de la cour d'appel de Toulouse, SAMF, 1999, p. 161-175 ; L. Remplon, "Notre palais de Justice", Auta, octobre 2012, p. 305-311. Nicole Andrieu, dossier de protection MH, 1993.

Informations complémentaires

Référence :
IA31129555
Copyright :
(c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Ville de Toulouse
Rédacteur(s) :
Noé-Dufour Annie ; Friquart Louise-Emmanuelle ; Krispin Laure
Date de publication :
1996
Date de mise à jour :
2014/02/25
Nature de la protection :
classé MH ; inscrit MH
Date de la protection :
1994/03/16 : inscrit MH ; 1999/09/08 : classé MH
Référence de la notice M.H. :
PA00132672
Observations :
Objets mobiliers protégés : décor (salon d' hercule et salon Doré) classé OM 09 11 1911.
Mairie de Toulouse. Archives municipales