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ancien évêché, ancien hôtel de ville, actuel musée Ingres

Souhaité par le comte de Toulouse dès la fondation de ville (1144), le château bas sera démantelé en 1229. Sur ces ruines, après le traité de Brétigny (1362), Jean Chandos,

Historique

Datation principale :
12e siècle ; 14e siècle ; 3e quart 17e siècle
Datation secondaire :
18e siècle ; 19e siècle ; 20e siècle
Année(s) :
1667
Justification de la datation :
daté par source
Auteur de l'oeuvre :
Campmartin, Bernard (architecte) ; Fautrié, Bertrand (tailleur de pierre)
Justification de l'attribution :
attribution par source
Personne(s) liée(s) à l'histoire de l'oeuvre :
Bertier Pierre de (commanditaire)
Commentaire historique :
Souhaité par le comte de Toulouse dès la fondation de ville (1144), le château bas sera démantelé en 1229. Sur ces ruines, après le traité de Brétigny (1362), Jean Chandos, lieutenant du Prince Noir entrerpend la reconstruction des salles basses de la forteresse. Chassé de Montauban dès 1369, il laisse la construction en l'état pendant les siècles qui suivent. La tradition veut que dès lors l'espace près du pont soit ossupé par des bandits, des voleurs et des filles de joie. Au lendemain des guerres de religion, la reconquête catholique étant à son apogée à Montauban, l'évêque Pierre de Bertier et l'intendant Pellot décident d'établir le nouveau palais épiscopal sur l'emplacement des ruines médiévales. Le chantier est confié à l'architecte Bernard Campmartin "maître des oeuvres et réparations royales en la Sénéchaussée de Toulouse". Il dure jusqu'en 1667 époque à laquelle s'installe l'évêque. La suppression du diocèse de Montauban en 1790 est une excellente occasion pour la municipalité d'acquérir à peu de frais le palais épiscopal (81.450 Francs). Toutefois, elle ne versa qu'un peu plus du quart de la somme (24.100 Francs) ; Napoléon 1er fut contraint de lui offrir le reste. Devenu Hôtel de Ville, ce bâtiment abrite dès 1843 un musée grâce au baron Joseph Vialètes de Mortarieu, ancien maire de Montauban, fit don de 68 tableaux, point de départ des collections actuelles. En 1851, Jean Auguste Dominique Ingres y ajouta 56 toiles, 24 vases antiques et divers ouvrages auxquels s'ajoutèrent d'importants legs de l'artiste après 1867, date de sa mort.

Description

Matériaux et mise en oeuvre :
brique ; pierre
Matériaux de la couverture :
tuile plate
Vaisseau(x) et étage(s) :
sous-sol ; 2 étages carrés ; étage de comble
Elévation extérieure :
élévation à travées
Forme de la couverture :
toit à longs pans ; toit à un pan ; toit en pavillon
Escalier :
escalier dans-oeuvre ; escalier tournant à retours avec jour ; cage ouverte ; sur voûte
Commentaire descriptif :
L'immeuble s'organise autour d'une cour centrale. Le corps de logis principal est flanqué de deux tourelles couronnées d'un comble aigu. Les ailes latérales en retour ferment la cour du côté de la ville tandis que le corps de logis principal s'oriente vers le Tarn. Les salles médiévales sont en sous-sol. La salle d'armes dite du Prince Noir se compose d'une seule nef longue de 24 m, large de 9 m et haute de 7,50 m. Elle prend place au dessus d'une seconde salle dont les dimensions sont voisines mais en partie comblée par les sédiments de la rivière. Quelques marches permettent d'accéder à une seconde salle médiévale ouvrant sur le pont vieux de Montauban. Au dessus des salles médiévales se trouvent des salles voûtées d'ogives construites à l'époque de Pierre de Bertier. Ces salles voûtées faisaient office de communs. On y trouve encore la cuisine avec le four à pain. Au rez-de-chaussée, les pièces sont organisées en enfilade. Elles permettent d'accéder au petit salon surnommé salon rouge que le maire de Montauban Jean Saint-Geniès fit décorer de stucs par Ingres père. A l'opposé, localisé à l'angle de l'aile droite, un impressionnant escalier monumental en pierre permet de desservir les étages. Posé sur une élégante voute d'arête à nervures, il alterne rampes droites et repos. Le garde-corps est composé de balustres assez robustes. Il donne accès à la chapelle est aux anciens appartements privés de l'évêque. Plusieurs cheminées gardent le souvenir des aménagements anciens du palais transformé en musée.
Technique du décor :
décor stuqué ; menuiserie

Localisation

Commune :
Montauban
Adresse :
Hôtel de Ville (rue de l') 17
Aire d'étude :
Montauban centre
Référence cadastrale :
1827 V 1827 ; 2000 B0 158
Milieu d'implantation :
en ville

Illustrations

Aucune illustration n'est disponible pour cette notice.


Documents liés

Aucun document n'est lié à cette notice.


Informations complémentaires

Référence :
IA82100044
Copyright :
(c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Ville de Montauban
Rédacteur(s) :
Chabbert Roland
Date de publication :
2008
Date de mise à jour :
2013/02/21
Date de la protection :
1910/03/11 : classé MH
Référence de la notice M.H. :
PA00095805
Site, secteur, zone de protection :
secteur sauvegardé
Ville de Montauban