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château

Ce qui est appelé "le château" se réduit principalement aujourd'hui aux vestiges de la chapelle castrale, et à une maison de chevalier. qui aurait été à l'origine celle des

Historique

Datation principale :
12e siècle ; limite 15e siècle 16e siècle
Datation secondaire :
17e siècle
Commentaire historique :
Ce qui est appelé "le château" se réduit principalement aujourd'hui aux vestiges de la chapelle castrale, et à une maison de chevalier. qui aurait été à l'origine celle des Guerre. La partie basse de la tour qui subsiste peut dater du 12e siècle, avec deux états successifs. D'importants travaux de reconstruction ont été réalisés après la guerre de Cent ans, à la fin du 15e siècle ou au début du siècle suivant. En contrebas de l'édifice, un portail du 17e siècle donne accès à l'enceinte du château actuel ; l'agrandissement du corps de bâtiment nord-est peut dater de la même époque.
En 1460, la tour que les Guerre possédaient avec un hospicium à Cazals était ruinée. Il semble qu'elle ait été remontée quelques temps plus tard par les Vielcastel (J. Lartigaut, 1981).

Description

Matériaux et mise en oeuvre :
calcaire ; moellon sans chaîne en pierre de taille ; moellon
Matériaux de la couverture :
tuile plate
Vaisseau(x) et étage(s) :
étage de soubassement ; 3 étages carrés
Forme de la couverture :
toit à longs pans ; croupe ; toit en pavillon
Commentaire descriptif :
L'emprise actuelle de ce qui est appelé "le château" correspond à la partie sommitale du castrum.
Les vestiges de la maison des Guerre, sont nettement décelables dans les soubassements du pavillon dominant le château actuel. Il s'agit d'une construction rectangulaire de 8,60 x 6,50 m environ dans laquelle des traces de reprises et des changements de matériaux conduisent à distinguer deux états successifs antérieurs à la reconstruction de l'ensemble au 16e siècle.
L'édifice primitif est caractérisé par ses maçonneries de moellons équarris appareillés en assises régulières retournées en besace sur l'angle, sans chaînage. Les murs sont relativement minces et ne dépassent pas 1,05 m d'épaisseur. Dans le prolongement de la façade nord, les maçonneries se poursuivent vers l'est et amorcent sur moins d'un mètre la base d'un logis accolé tardivement au bâtiment initial, sans doute au 16e ou au 17e siècle. Les maçonneries de la face ouest étaient solidaires d'un mur de clôture de 3,50 m de hauteur et de même épaisseur, que l'on suit sur quatre mètres environ à la base du logis actuel. L'édifice initial comprenait un niveau unique, ne dépassait pas 4,30 m d'élévation au-dessus du niveau de sol, lui-même surélevé de 1,20 m à 3 m par rapport au niveau des talus extérieurs. Une porte en arc faiblement brisé, dont les claveaux sont réalisés en calcaire blanc, donnait accès de plain-pied depuis la cour au rez-de-chaussée de l'édifice. Sur la face opposée, une poterne en plein-cintre, étroite et basse (1,47 m sous la clé, 0,63 m de large) ouvrait vers l'extérieur sur un perron de charpente dont subsistent les deux trous d'encastrement. Cette poterne établie 1 m au-dessus du sol intérieur de la salle ouvrait à 2,50 m environ du talus extérieur. Porte et poterne offraient en commun la particularité de disposer d'une butée qui interdisait le dégondage des vantaux. En dehors de ces deux portes, la salle unique de l'édifice était aérée par une fente d'éclairage, courte et sans chanfrein, couverte par un cintre monolithe.
Une première transformation de l'édifice initial a consisté notamment à le surélever en le dotant d'un premier étage. Cette opération à conduit à abaisser la hauteur sous plancher du rez-de-chaussée, et de ce fait à condamner la fente d'éclairage. Le nouvel étage fut doté alors d'une large fenêtre géminée à arcatures en plein cintre, actuellement condamnée, caractérisée par l'emploi d'un calcaire ocre. L'emploi de ce matériau nouveau caractérise semble-t-il les nouveaux aménagements. On est conduit de ce fait à leur attribuer le portail en arc faiblement brisé aménagé contre la base de l'édifice, lequel ouvrait sur un passage pouvant appartenir à l'ostal ou encore correspondre à une rue. Il serait alors possible d'identifier cette porte large d'1,45 m environ avec l'ancienne porte de Guerre, mentionnée au 15e siècle. La reprise de l'angle du bâtiment par un chaînage remplaçant l'appareillage initial en besace est également réalisé en calcaire ocre, ainsi que la porte en arc brisé, apparemment très remaniée, qui ouvre sur le logis actuel et qui appartiendrait à une extension vers le sud de la construction initiale.
De fait, la relative minceur des maçonneries, les modestes dimensions de l'ouvrage ainsi que la présence d'une fenêtre au premier étage et d'une porte basse dissuadent de considérer l'édifice comme une tour seigneuriale mais conduisent à y voir un simple ostal.
Une troisième modification, réalisée à la fin du 15e ou au début du 16e siècle, consista à surélever une seconde fois le volume de cet ostal en lui donnant les proportions d'une véritable tour ou d'un pavillon et à l'étoffer d'un escalier en vis, logé dans une tour hors-oeuvre.
Technique du décor :
peinture (étudiée dans la base Palissy) ; sculpture
Représentation :
branche écotée
Précision sur la représentation :
Le manteau d'une cheminée est orné d'une branche écotée.

Localisation

Commune :
Cazals
Aire d'étude :
Lot
Référence cadastrale :
1836 C2 492, 493, 494, 495, 496, 497 ; 2014 AB 30, 31, 32, 34, 35
Milieu d'implantation :
en village

Oeuvres liées

Vue de la ruine depuis le sud-est.
Le château de Cazals a succédé à un ancien castrum rassemblant les maisons fortes et maisons-tours de plusieurs lignages nobles ainsi qu'une chapelle castrale. La première mention du castrum date de 1196, époque à laquelle il était sous la suzeraineté des Gourdon. Les vestiges de la chapelle castrale pourraient dater de cette époque, voire être un peu plus anciens. Au 14e siècle, la ch
Photographie de 1972 : plafond peint du 1er étage de la tour carrée.
Le château fut réaménagé au 17e siècle par les Salviac de Vielcastel. C'est certainement à cette occasion que fut exécuté le décor peint du plafond de la salle du premier étage de la tour.£Les vestiges d'une litre funéraire sont visibles sur le mur sud de la nef.

Illustrations


Cazals (Lot), château.
Référence : IVR73_20144604200NUCA - Extrait du plan cadastral 1836 C2. - Séraphin, Gilles ; Scellès, Maurice, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Cazals (Lot), château.
Référence : IVR73_20144604201NUCA - Extrait du plan cadastral 2014 AB. - Séraphin, Gilles ; Scellès, Maurice, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Cazals (Lot), château.
Référence : IVR73_20144604202NUCA - Tour vue depuis le nord. - Séraphin, Gilles ; Scellès, Maurice, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Cazals (Lot), château.
Référence : IVR73_20144604203NUCA - Tour, élévation nord-est. - Séraphin, Gilles ; Scellès, Maurice, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Cazals (Lot), château.
Référence : IVR73_20144604204NUCA - Tour, élévation nord-est, détail : vestiges d'une baie géminée. - Séraphin, Gilles ; Scellès, Maurice, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Cazals (Lot), château.
Référence : IVR73_20144604205NUCA - Tour, élévation nord-est, détail : porte. - Séraphin, Gilles ; Scellès, Maurice, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Cazals (Lot), château.
Référence : IVR73_20144604206NUCA - Aile nord-est et tour vues depuis le nord-est. - Séraphin, Gilles ; Scellès, Maurice, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Cazals (Lot), château.
Référence : IVR73_20144604207NUCA - Base d'une tour d'enceinte disparue (?) à l'angle est de la parcelle 35. - Séraphin, Gilles ; Scellès, Maurice, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Cazals (Lot), château.
Référence : IVR73_20144604330NUC - Tour, élévation nord. - Séraphin, Gilles, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Cazals (Lot), château.
Référence : IVR73_20144604332NUC - Vue depuis le sud-est. - Séraphin, Gilles, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Cazals (Lot), château.
Référence : IVR73_20144604337NUC - Tour, élévation nord, détail. - Séraphin, Gilles, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Cazals (Lot), château.
Référence : IVR73_20144604338NUC - Tour, élévation nord. - Séraphin, Gilles, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Cazals (Lot), château.
Référence : IVR73_20144604339NUC - Aile nord-ouest, élévation nord-ouest, détail : porte et maçonnerie liée au logis formant la base de la tour actuelle. - Séraphin, Gilles, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Cazals (Lot), château.
Référence : IVR73_20144604340NUC - Aile nord-ouest, vue du passage. - Séraphin, Gilles, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot.


Documents liés

Bibliographie :
Lartigaut (Jean), Mechmont de Guerre et les Pestilhac, dans Bulletin de la Société des Etudes du Lot, t. CII, 1981, p. 220.
Didon (Catherine), Châteaux, manoirs et logis. Le Lot, Chauray, Ed. Patrimoine medias, 1996, p. 136-137.
Rousset (Valérie), Le castrum (Cazals), Conseil général du Lot, notice numérique, 2007.

Informations complémentaires

Nom du pays :
Pays Bourian
Référence :
IA46101430
Copyright :
(c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Conseil général du Lot
Rédacteur(s) :
Séraphin Gilles ; Scellès Maurice
Date de publication :
2013
Date de mise à jour :
2015/01/02
Date de la protection :
1994/06/16 : inscrit MH partiellement
Référence de la notice M.H. :
PA00132875
Conseil général du Lot