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hôtel des marchands ou immeuble aux cariatides

L'hôtel de la rue des Marchands, dit immeuble aux cariatides, est élevé par Auguste Virebent à la fin des années 1830. Ce dernier introduit à Toulouse un nouveau style caract

Historique

Datation principale :
2e quart 19e siècle
Auteur de l'oeuvre :
Virebent Auguste (architecte)
Justification de l'attribution :
signature ; attribution par travaux historiques
Commentaire historique :
L'édification de l'immeuble aux cariatides résulte à la fois de la politique d'alignements des rues toulousaines menée par la ville et du succès des décors en terre cuite produits en série : en cela, il est caractéristique de l'architecture toulousaine de la 1e moitié du 19e siècle. Sa construction à la fin des années 1830 est due à l'élargissement de la rue des Marchands, évoquée par le Journal de Toulouse en 1834. L'immeuble est conçu par Auguste Virebent, le gendre du propriétaire Bertrand Miégeville. L'architecte créé un décor éclectique et exubérant produit par sa fabrique d'ornements en terre cuite. En plus des colonnes, pilastres, frises et corniches, le premier étage est orné de douze cariatides inspirées de celles de Jean Goujon à la tribune du Louvre. Les moulures des arcs et des corniches ont été produites grâce à un procédé mécanique. La composition de l'immeuble est quant à elle assez courante : les grandes arcades du rez-de-chaussée sont divisées en deux niveaux de boutiques, au dessus desquels s'élèvent deux étages nobles et un étage attique. L'immeuble a été restauré en 2006.
Notice succincte :
L'hôtel de la rue des Marchands, dit immeuble aux cariatides, est élevé par Auguste Virebent à la fin des années 1830. Ce dernier introduit à Toulouse un nouveau style caractérisé par des formules éclectiques, fantaisistes, empruntant leur vocabulaire décoratif aux façades de la Renaissance ou du 17e siècle. Cette richesse ornementale a été rendue possible grâce à la production en série d'ornements en terre cuite dans la briqueterie de la famille Virebent : un luxe à prix réduit qui a beaucoup séduit la bourgeoisie toulousaine de l'époque.

Description

Matériaux et mise en oeuvre :
brique ; bossage ; badigeon
Matériaux de la couverture :
tuile
Vaisseau(x) et étage(s) :
entresol ; 2 étages carrés
Escalier :
escalier demi-hors-oeuvre : escalier tournant
Commentaire descriptif :
L'immeuble possède trois ailes en U organisées autour d'une cour. Les élévations attirent l'oeil par la richesse de leur décor architectural mis en valeur par un jeu de polychromie. La façade sur rue est divisée en six travées et s'élève sur trois registres rythmés par des frises et des corniches supportant des balcons de fer forgé, excepté au niveau de l'attique. Elle présente un décor de bossage accentué par l'alternance de la brique et d'un badigeon blanc. Le premier niveau, composé du rez-de-chaussée et d'un entresol, est rythmé par trois grandes arcades plein-cintre séparées par des pilastres. L'étage noble est orné de douze cariatides déhanchées alternativement. Le deuxième étage possède un décor de colonnes cannelées aux chapiteaux corinthiens. L'étage attique est plus sobrement orné. Les façades sur cour possèdent de nombreuses ouvertures séparées par des pilastres. Des balcons courent sur toute la largeur de l'aile est. Le décor architectural, recouvert d'un badigeon blanc, est très présent (colonnes, frises, corniches, balustres, dessus de porte,...). L'élément principal de la cour est l'escalier, installé en fond de cour. Demi hors-oeuvre, il est tournant et coiffé d'une coupole. Un décor de quatre supports (colonnes au rez-de-chaussée et au premier, pilastres aux étages supérieurs) est répété à chaque niveau. La cage d'escalier est ovale. Des statues ornaient autrefois les niches.
Technique du décor :
céramique ; ferronnerie
Représentation :
ornement géométrique ; ornement végétal ; ornement figuré ; ordre antique ; colonne ; pilastre
Précision sur la représentation :
La façade sur rue est ornée de pilastres, cariatides et colonnes à chapiteaux corinthiens. Les niveaux sont séparés par des corniches. Les clés des arcades et les consoles sont ornées de feuilles d'acanthe. Des volutes encadrent les fenêtres de l'attique. Les travées des façades sur cour sont séparées par des pilastres décorés d'oves et de perles. Chaque niveau de la cage d'escalier est souligné par des colonnes et pilastres (ordre superposé). La porte de l'aile nord est ornée d'une frise de rinceaux.

Localisation

Commune :
Toulouse
Lieu-dit ou secteur urbain :
Carmes (quartier)
Adresse :
Marchands (rue des) 28
Aire d'étude :
Toulouse centre
Référence cadastrale :
2011 310816AB0062
Milieu d'implantation :
en ville

Oeuvres liées

Aucun dossier n'est lié à cette notice.


Illustrations

Aucune illustration n'est disponible pour cette notice.


Documents liés

Bibliographie :
ECZET C., Service régional des Monuments Historiques, DRAC Midi-Pyrénées, 1974. DESSEAUX N., Catalogue de l'oeuvre d'Auguste et Gaston Virebent (1830-1925) : architecture civile, mémoire de maîtrise, Université de Toulouse II-Le Mirail, 1978 ; NEGRE V., L'ornement en série. Architecture, terre cuite et carton-pierre, Sprimont, Mardaga, 2006 ; NEGRE V., "Habitation ou monument ? L'immeuble aux cariatides, 28 rue des Marchands à Toulouse", Midi-Pyrénées Patrimoine, n. 9, janvier-mars 2007, pp. 36-41 ; SAEA, Toulouse 1810-1860, Bruxelles, Mardaga, 1985 ; SAEA, Toulouse, Les délices de l'imitation, Bruxelles, Mardaga, 1986.

Informations complémentaires

Référence :
IA31115873
Copyright :
(c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Ville de Toulouse
Rédacteur(s) :
Prat Nathalie ; Zimmermann Karyn
Date de publication :
1996 ; 2011
Date de mise à jour :
2014/02/25
Nature de la protection :
inscrit MH
Date de la protection :
1975/10/29 : inscrit MH ; 1992/10/26 : inscrit MH
Référence de la notice M.H. :
PA00094621
Observations :
L'immeuble aux cariatides est emblématique des nouvelles habitations élevées par la bourgeoisie à partir des années 1830.
Mairie de Toulouse. Archives municipales