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chapelle Saint-Jérôme des pénitents bleus, actuellement médiathèque municipale

L'évêque de Rodez, François de Corneillan donne son accord pour la fondation de la confrérie des pénitents bleus de Saint-Jérôme instituée, "en l'honneur du très saint sac

Historique

Datation principale :
1er quart 17e siècle ; 3e quart 17e siècle
Datation secondaire :
2e quart 20e siècle ; 4e quart 20e siècle
Année(s) :
1609 ; 1674 ; 1939 ; 1981
Justification de la datation :
daté par source ; daté par travaux historiques
Auteur de l'oeuvre :
Parate Jean (architecte) ; Lacroix Jacques (tailleur de pierre)
Justification de l'attribution :
attribution par source
Commentaire historique :
L'évêque de Rodez, François de Corneillan donne son accord pour la fondation de la confrérie des pénitents bleus de Saint-Jérôme instituée, "en l'honneur du très saint sacrement de l'autel", le 15 mars 1609. Le vendredi 10 avril 1609, les pénitents bleus célèbrent leur premier office dans la chapelle du chapitre du couvent des Cordeliers. Les 38 pénitents de la confrérie organise leur première procession à l'occasion du jeudi saint, le 16 avril 1609 à 21 heures. Le 30 mai 1609, Jean-Jacques de Colonges, prieur et prévôt du chapitre collégial, et Raymond Cahusac, conseiller et sous-prieur de la confrérie des pénitents bleus achètent aux Pères du couvent des Augustins un terrain dans la gache du Gua (terme occitan désignant un des 4 quartiers de la ville intra-muros) délimitée par les actuelles rues du Sénéchal, rue Saint-Jérôme et rue des Pénitents bleus. En juin 1609, un prix-fait est conclu avec des maçons qui commencent le chantier après la fête de Saint Jean-Baptiste. Un autre prix-fait est passé avec des charpentiers le 2 juillet de la même année. Le 29 juillet 1609, les confrères font l'acquisition d'une maison joignant la parcelle initiale. La chapelle est achevée dans le courant des deux derniers mois de l'année 1610 pour la somme de 1500 livres. La confrérie de Saint-Jérôme se développe rapidement et accueille dans ses rangs des membres de la noblesse, du clergé et de la bourgeoisie. Le 4 juin 1673, après la procession de l'octave, des flambeaux mal éteints sont rangés dans un coffre propageant un incendie vers 21 heures ou 22 heures. La population et la procession organisée par le chapitre collégial ne peuvent mettre fin à cet incendie dévastateur. L'évêque d'Agde (Hérault), Louis Fouquet, frère du surintendant des finances de Louis XIV, qui subit un exil forcé à Villefranche-de-Rouergue de 1665 à 1675 apporte le saint sacrement pour réduire l'intensité des flammes. Toutefois, la chapelle et la plupart des ornements liturgiques sont détruits. Dès 1674, les confrères se préoccupent de la reconstruction de la chapelle. Le 14 avril 1674, un prix-fait est conclu entre le prieur Jean-Jacques de Colonges, seigneur de Laurière et Jean Parate(1641-1725), maître architecte de Saint-Geniez-d'Olt (Aveyron) pour la reconstruction de la chapelle. Les travaux consistent à : "hausser les murailles munies d'un entablement [et faire] huit vitraux de pierre de taille". La chapelle est dotée d'une couverture à l'impériale. L'entrée du nouvel édifice se fait par l'actuelle rue du Sénéchal et occupe l'emplacement de l'ancienne sacristie. L'autel est transporté au revers de la façade septentrionale sous l'ancienne tribune épargnée par les flammes. La principale réalisation de Jean Parate reste le "portail à plate bande avec un perron de quatre marches à l'entrée de lad. chapelle du costé du midi, de pierre de tailhe de Mauriac, suivant et conformément au plan et dessin qu'il en a bailhé". Cette façade de style classique comporte, dès l'origine, un perron de 4 marches précédant la porte d'entrée. Son décor a fait l'objet d'un dossier mobilier (IM12000479). En 1675, les murs sont surélevés et percés de fenêtres équivalentes pour donner davantage de régularité. Le centre de la couverture est orné d'un dôme en lanterne. Le 20 mars 1682, jour de vendredi saint, la chapelle est bénite par Louis Fouquet, évêque et comte d'Agde. Le 28 avril 1714, le révérend père Dom Hugues Viguier, prieur du couvent des chartreux de Villefranche-de-Rouergue obtient du père général de l'ordre le droit de s'affilier avec la confrérie des pénitents bleus. Devenue bien national en 1796, la chapelle est mise en vente et adjugée pour 2520 livres à Jean Delbès, orfèvre, qui l'achète pour le compte des confrères Lobinhes et Dalmas. Suite au Concordat de 1803, la paroisse de Saint-Augustin est créée. En attendant la réparation de l'église paroissiale Saint-Augustin (IA12000036), le culte est célébré de 1803 à 1822 dans la chapell e des pénitents bleus. En 1807, la confrérie des pénitents est reconstituée et les héritiers de Lobinhes et Dalmas font alors don de la chapelle à la nouvelle confrérie. Suite à la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905, la chapelle est désaffectée et transformée en 1908 en salle des oeuvres pour les paroisses de la ville. La chapelle est de nouveau ravagée par les flammes en 1939 (la couverture à l'impériale est détruite). En 1976, la commune rachète le bâtiment et réalise en 1979 les premiers travaux pour la transformer en bibliothèque puis médiathèque. Cette dernière est officiellement inaugurée le 28 novembre 1981.

Description

Matériaux et mise en oeuvre :
calcaire ; pierre de taille ; moellon ; enduit
Matériaux de la couverture :
tuile ; ardoise
Plan :
plan allongé
Vaisseau(x) et étage(s) :
2 étages carrés ; comble à surcroît
Forme de la couverture :
toit à longs pans ; flèche polygonale
Escalier :
escalier dans-oeuvre
Commentaire descriptif :
De plan allongé, la chapelle n'est pas orientée. L'édifice se compose d'un grand rectangle auquel fait corps, dans le coin sud-ouest, une petite construction également de plan rectangulaire. Cette dernière fait office d'escalier couvert. Au premier étage, elle comporte, côté sud, 3 baies en arcade et un larmier mouluré. L'entrée principale de la chapelle se fait par la façade est. Ce portail présente une porte dont les montants sont en pierre de taille et surmontés chacun par un chapiteau présentant des décors en haut-relief dans la masse. Au sommet d'un perron de 4 marches en pierre de taille, la porte à deux vantaux en fer ajouré est couronnée par un fronton de plan demi-circulaire. Les murs gouttereaux nord et sud comporte chacun 2 portes. La porte senestre du mur gouttereau sud présente un vantail en fer forgé ajouré donnant accès, au rez-de-chaussée, à une autre porte ainsi qu'à un escalier de 10 marches en pierre de taille. Ce dernier conduit vers une autre porte desservant le premier étage. Le mur gouttereau sud présente également, au premier étage, une construction en encorbellement sur des corbeaux en pierre. Le mur à pans de bois de cet encorbellement présente 4 baies : 2 côté sud, 1 côté ouest et 1 côté est. La couverture de l'édifice est un toit à longs pans couvert de tuiles. L'extrémité nord de l'édifice est surmontée d'un clocheton en pierre muni de 4 baies et couvert en ardoise.
Technique du décor :
sculpture (étudiée dans la base Palissy) ; ferronnerie
Représentation :
croix
Précision sur la représentation :
Le clocher est surmonté d' une croix en fer forgé.
Dimensions :
3500 l ; 1100 la
Etat de conservation :
restauré

Localisation

Commune :
Villefranche-de-Rouergue
Adresse :
Sénéchal (rue du)
Aire d'étude :
Villefranche-de-Rouergue (commune)
Référence cadastrale :
1823 D 557 ; 1971 AT 315
Milieu d'implantation :
en ville

Oeuvres liées

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Illustrations


Villefranche-de-Rouergue (Aveyron), chapelle Saint-Jérôme des pénitents bleus, actuellement médiathèque municipale.
Référence : IVR73_20051200005NUCA - Vue de la façade occidentale reconstruite en 1674 par l'architecte Jean Parate. - Poitou, Philippe, (c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées.


Documents liés

Aucun document n'est lié à cette notice.


Informations complémentaires

Référence :
IA12000040
Copyright :
(c) Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; (c) Ville de Villefranche-de-Rouergue
Rédacteur(s) :
Guiochon Xavier-Philippe ; Tournemire Luc
Date de publication :
2004
Date de mise à jour :
2014/10/17
Nature de la protection :
édifice non protégé MH
Date de la protection :
édifice non protégé MH
Observations :
Edifice remarquable par sa qualité architecturale et son importance historique dans la vie religieuse de Villefranche-de-Rouergue.